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Briser le blocus de Gaza c’est soutenir l’ensemble du peuple palestinien.

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Un bateau pour Gaza : un engagement politique.

La flottille dont fera partie le bateau français pour Gaza a pour but de briser le blocus que l’armée israélienne impose à la bande de Gaza depuis 2007. Si cette action vise à répondre à la crise humanitaire qu’endurent un million et demi de Palestiniens sous siège, elle s’inscrit et exprime une démarche politique de solidarité avec le peuple palestinien dans son ensemble, pour ses droits, l’autodétermination et la liberté.

En effet, le blocus sur Gaza est une des formes que prend la politique coloniale de l’Etat israéliens dans la région. Mais cette politique frappe également les Palestiniens de Cisjordanie sous occupation militaire. C’est cette même politique qui prend en Israël même la forme d’apartheid contre la population palestinienne. C’est enfin dans l’exil que nombre de Palestiniens vivent aujourd’hui privé de leur droit au retour. De plus, l’agression sioniste ne se limite pas au territoire palestinien, et le Liban a dû payer le prix de sa résistance.

Par l’organisation d’une flottille, c’est contre toutes les formes que peut prendre le colonialisme sioniste que GP entend lutter. En affirmant notre soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, c’est envers l’ensemble du peuple palestinien que nous exprimons notre solidarité. Cette démarche est donc avant tout politique, et ne saurait se réduire à une seule aide humanitaire. 

Des tunnels aux bateaux, une seule logique : briser le blocus.

Les Palestiniens de la bande de Gaza n’ont pas attendus les flottilles ni les ressources symboliques qu’Israël laisse passer au compte goutte pour organiser leur résistance. Face à un siège de quatre années, la résistance passe aussi par la reconquête d’une autonomie que la politique coloniale d’Israël cherche à nier en permanence. Comment demander à quelqu’un de subir passivement une telle situation de siège, et à ne pas chercher à le briser ? Depuis les Palestiniens creusent. Cette activité, en tant que résistance contre le siège, est légitime.

La flottille de bateaux pour Gaza vise le même objectif et s’appuie sur la même évidence : le refus de la politique coloniale qui assiège un million et demi de Palestiniens, pendant que la colonisation en Cisjordanie et les expulsions à Jérusalem-est se poursuivent. Les Palestiniens creusent sous terres, nous flotterons sur la mer, mais la raison d’être de ses actions reste la même : agir concrètement contre le blocus israélien.

La volonté politique de briser le siège répond à la situation de pourrissement que joue l’Etat israélien. En gérant au plus prés les ressources (alimentation, énergies, médicaments) pouvant pénétrer dans la bande de Gaza, Israël rentre dans une nouvelle phase de domination de la population palestinienne. Ce n’est plus par le quadrillage militaire que l’espace est contrôlé, mais par la violence quotidienne de l’organisation de la pénurie.

Dans cette perspective, briser le siège par des tunnels ou des bateaux n’est pas seulement répondre à une situation humanitaire mais également lutter contre cette nouvelle politique de gestion d’une population occupée. D’une manière générale, si l’urgence humanitaire fait se diriger les bateaux sur Gaza, c’est contre une politique coloniale, d’occupation et d’apartheid que les militants veulent agir.

Pourquoi un bateau français : la coopération franco-israélienne.

Les relation militaro-économique entre la France et Israël n’en sont pas à leur balbutiements : après lui avoir offert la bombe atomique en 1956, la France prévoit aujourd’hui de nombreux accords de coopération militaire avec Israël, Etat d’apartheid et d’occupation.  Un accord de coopération technologique militaire a été signé en 2000,  et les relations se sont intensifiées avec l’arrivé de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Ce dernier, non content de renouveler les divers accords déjà existants, profite de l’expérience militaire israélienne. En juin 2010, le Canard Enchaîné dévoilait ainsi la participation d’officiers de l’armée de l’air israélienne à des simulations de guerre sur des bases militaires françaises (Landes, Gironde). Inversement, des militaires français vont en Israël pour s’entraîner au combat en zone habitée.

Le savoir faire qui a causé la mort des 1 400 Palestiniens durant l’opération Plomb Durci, en grande majorité fait par des frappes aériennes, concrétise le résultat de cette coopération.

La France a également signé de nombreux accords de coopération économique ou commerciale avec Israël. Le ministre israélien Shalom Simhon et le ministre français Eric Besson ont signé un accord de coopération économique en janvier 2011 afin d’élargir les accords précédemment signé. Partie à l’accord d’association Communauté Européenne-Israel, l’Etat sioniste bénéficie également d’avantages sur les tarifs douaniers depuis 2000. De manière illégale, Israël exporte en France des produits fabriqués dans les territoires palestiniens occupés qui indiquent pourtant « made in Israël ». Agrexco, par exemple, commercialise environ 65% des produits agricoles issus des colonies israéliennes.

Plus localement à Lyon, c’est l’entreprise Egisrail qui collabore avec la politique coloniale en participant à la construction du tramway reliant Jérusalem-ouest aux colonies. Or, cette entreprise est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, et est donc financée par l’argent du contribuable français.

La France est donc bien complice de cet Etat criminel. En tant que citoyens français, nous nous opposons à cette collaboration avec un Etat colonial, et c’est uniquement en ceci qu’un bateau « français » prend sa pertinence dans la lutte contre le blocus de la bande de Gaza.

– pour l’autodétermination du peuple palestinien

– pour le droit au retour des réfugiés.

– pour le droit à la résistance

Génération Palestine Lyon. 10-03-2010

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