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Ils et elles ont dit

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Barak Obama : « Les frontières d’Israël et de la Palestine devraient être basées sur les frontières de 1967 avec des échanges mutuellement acceptés, afin que des frontières sécurisées et reconnues soient établies par les deux Etats. […] Le peuple palestinien doit avoir le droit de s’autogouverner, d’atteindre son potentiel, dans un Etat souverain et contigu”.

Barak Obama après s’être fait taper sur les doigts par Benjamin Netanyahu : il estime que ses propos avaient été « mal interprétés ». La position du président, expliquée par lui-même, « signifie que les parties elles-mêmes, les Israéliens et les Palestiniens, vont négocier une frontière différente de celle qui existait le 4 juin 1967 », tenant compte des « nouvelles réalités démographiques sur le terrain et des besoins des deux parties ».

Benjamin Netanyahu  et ses proches : « Le Président Obama ne comprend pas la réalité ».

Avigdor Lieberman, Ministre israélien des Affaires étrangère: « Tout ceux qui défendent le droit palestinien du retour ont besoin de savoir consciemment ou inconsciemment que l’intention est de facto l’élimination d’Israël ». Et Lieberman d’ajouter qu’il n’y aura pas de négociation sur le droit au retour des Palestiniens, « même pas un seul refugié ».

Carl Bildt, Ministre suédois des Affaires étrangères: il affirme que les points abordés par Obama sont très proches de la ligne européenne. Il a aussi rétorqué à Benjamin Netanyahu, qui rejetait une frontière basée sur celles de 1967 pour cause d’être « indéfendables », que « la seule défense possible c’est la paix ».

Merav Michaeli, journaliste pour Haaretz: « Vous ne pouvez pas le [Président Obama] blâmer: c’est vraiment impossible de comprendre cette réalité. C’est impossible de comprendre pourquoi un pays et un peuple continuent de refuser de faire ce qui est juste, quelque chose qui aurait pu être fait il y a longtemps, et de préférer continuer de cogner leurs têtes sur le mur jusqu’a ce que le sang coule, avec absolument aucune logique, littéralement hors-de-contrôle, comme quelqu’un qui serait devenu fou. C’est difficile de comprendre la réalité dans laquelle un Premier Ministre s’assied et, contrairement a toute logique et tout code de conduite, fait la leçon avec arrogance à son hôte, le Président des Etats-Unis. C’est difficile de comprendre une réalité dans laquelle, un jour avant une réunion prévue, un Premier Ministre répond au discours du Président des USA, qui est sur le point de l’accueillir, avec une annonce égale a un crachat dans sa figure. […]

La réalité c’est que l’Etat d’Israël est devenu habitué à la situation présente et ne se reconnait pas sans ca. Israël a existé plus longtemps avec l’occupation que sans; il a existé pour la plupart de ses années sans frontières et est mortellement effrayé du changement ».

Mais Obama nous rappelle bien de ne pas s’inquiéter car le soutien financier à Israël a atteint un niveau « record » sous son administration…

Que penser de tout cela ?

D’abord, Israël se comporte vis-à-vis des USA comme un adolescent qui ose gifler ses parents. Et le pire, c’est que ceux-ci acceptent…

Ensuite, parler d’échanges sur la base des besoins démographiques est une fausse entourloupe : si c’était vraiment le cas, la Palestine devrait comprendre 80% de la Palestine d’origine.

Enfin, affirmer que le droit au retour de Palestiniens équivaut a éliminer Israël va bien sur dans le même sens que les déclarations d’Israël voulant être reconnu comme un Etat juif, c’est-dire un Etat qui se veut sans métissage de races et ethniquement pur, ou très proche de l’être, ce qui fait malheureusement penser a un autre régime du passé tristement célèbre, duquel Israël se dit avoir tirer des leçons. La difficulté pour Israël de négocier vient, en partie, du fait de ce choix faussement binaire ou toute coexistence avec l’autre étant impensable, il faut choisir entre lui ou nous, mais dans tous les cas, l’un des deux doit disparaître et ce ne sera pas nous…

 

Source: Céline, envoyée spéciale en Palestine – le 24/05/2011

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