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Réactions devant la proposition française

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Alors que les frontières de 67 et la division de Jérusalem sont pour le chef du gouvernement israelien inacceptables, Paris veut forcer la main de Mr Netanyahu. L’idée d’une conférence de paix à Paris pour la mi-juillet est lancée. Mr Abbas accepte l’offre de Paris sans la peser, Mr Netanyahu la soupèse sans l’accepter.

La feuille de route du Président Mr Nicolas Sarkozy pour la reconnaissance d’un Etat palestinien en septembre à l’ONU est sur les rails. Le président français avait déclaré que la France voterait pour la création d’un Etat de Palestine à l’automne en l’absence de négotiations entre Israel et les palestiniens, cette proposition de conférence est la suite de sa précédente déclaration.

Le président palestinien Mr Mahmoud Abbas a donné son accord à la France pour participer à une conférence de paix israélo-palestinienne à Paris tandis qu’Israël soupèse la proposition française, a-t-on appris dimanche de sources officielles. Il a informé le ministre français des Affaires étrangères Mr Alain Juppé de son accord officiel à l’initiative française pour réunir une conférence internationale de paix à Paris, a déclaré à l’AFP son conseiller politique, Mr Nimr Hammad. Le président Mr Abbas a précisé au ministre Mr Juppé que son accord dépendait de la position israélienne sur l’initiative française de lancer les négociations sur la base des frontières de 1967 pour un Etat palestinien, a précisé Mr Hammad.

Cette initiative est en accord avec les paramètres énoncés le 19 mai par le président américain Mr Barack Obama: ouverture immédiate de pourparlers sur les frontières à partir des lignes de 1967 et les garanties de sécurité aux deux Etats, puis dans un délai d’une année, sur les réfugiés palestiniens et Jérusalem
Côté israélien, le Premier ministre Mr Benjamin Netanyahu a indiqué que son pays soupesait la proposition française « J’ai écouté la proposition que m’a transmise le ministre français des Affaires étrangères Mr Alain Juppé que j’ai rencontré jeudi. Nous apprécions hautement nos amis français et je leur répondrai après que nous aurons soupesé leurs propositions », a déclaré Mr Netanyahu, selon un communiqué de son bureau. Il s’agit de la première réaction officielle à l’initiative française alors que dans un premier temps le gouvernement israélien avait observé le mutisme.
« Evidemment il est impossible de mettre en oeuvre toutes les propositions (françaises). Il faut se concentrer sur une initiative et nous aussi avons nos idées sur la question », a souligné le chef du gouvernement avant d’ajouter « Nous examinerons comment la proposition française peut s’insérer dans d’autres initiatives et nous en discuterons aussi avec nos amis américains, a ajouté Mr Netanyahu. »

Un responsable israélien avait déclaré vendredi à l’AFP que le gouvernement n’a pas voulu claquer la porte à la proposition française de conférence, et attend de voir venir, bien que l’idée qu’une telle conférence se basant sur les lignes de juin 1967 ne lui plaise certainement pas.

Dimanche, Mr Netanyahu a réaffirmé qu’Israël ne négociera pas avec un gouvernement dont la moitié est composée par le Hamas. Durant sa visite, Mr Juppé a affiché la position de la France qui, a contrario des Etats-Unis ou d’Israël, a accueilli « la réconciliation en cours entre le Fatah, parti du président palestinien Mr  Mahmoud Abbas, et le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, comme une bonne nouvelle dans la mesure où elle peut faciliter des évolutions dans le sens que nous souhaitons ».

Le Fatah et le Hamas ont conclu fin avril un accord pour la formation d’un gouvernement composé de personnalités indépendantes en vue d’élections d’ici un an, soldant plus de quatre ans de divisions. Aux termes de ce pacte, le nouveau gouvernement technocratique palestinien ne doit pas comprendre de dirigeants du Fatah ni du Hamas.

 

Source: Le post, le 06/06/2011

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