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	<title>Génération Palestine &#187; Opinion</title>
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	<description>Le site de Génération Palestine, l&#039;association de jeunes pour la Palestine.</description>
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		<title>Ce que permet le terme &#8220;apartheid&#8221; dans le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien.</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 11:56:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ben</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour clore l’IAW, Génération Palestine Lyon a proposé la projection d’un film (Roadmap to apartheid) suivi d’un débat. Le texte qui suit est tiré de l’introduction de ce débat par un militant de GP Lyon. &#160; Le terme « apartheid » a été au cœur de la semaine d’action qui vient de se dérouler pour ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour clore l’IAW, Génération Palestine Lyon a proposé la projection d’un film (Roadmap to apartheid) suivi d’un débat. Le texte qui suit est tiré de l’introduction de ce débat par un militant de GP Lyon.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le terme « apartheid » a été au cœur de la semaine d’action qui vient de se dérouler pour dénoncer la politique de l’Etat israélien et concrétiser notre soutien au peuple palestinien. Ce mot se diffuse, est de plus en plus utilisé par le mouvement de solidarité en France et certains espèrent la construction d’un consensus autour de cette qualification.</p>
<p>En observant ce que ce terme fait faire au mouvement de solidarité, ce qu’il permet aux militants qui l’utilise, on peut tenter de comprendre comment la dénonciation de l’apartheid israélien est devenue un outil au centre de leurs actions et discours en solidarité avecla Palestine.</p>
<p>L’hypothèse proposée ici est que ce sont les « avantages » de cette notion, au niveau pratique, qui ont permis sa diffusion et sa reprise de plus en plus large.</p>
<p>Mais il faut identifier les « inconvénients » issus de ce processus de diffusion. L’idée explorée ici est que les avantages qui ont permis sa diffusion sont aussi les inconvénients qui en limitent la portée.</p>
<p>Ce sont ces ambigüités qui vont être ici décrites, ainsi que quelques contradiction et pistes critiques concernant les usages du terme d’apartheid.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avantage et inconvénient :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’avantage principal de la notion d’apartheid est la possibilité de l’inscrire dans les différentes formes de dénonciation de la politique israélienne et de soutien au peuple palestinien.</p>
<p>Pour expliquer cette adaptabilité, il faut partir de l’idée que les positionnements et discours de solidarité avec le peuple palestinien se structure principalement autour de 3 logiques : l’appel aux valeurs universelles, le droit internationale, et l’anticolonialisme. Or le terme d’apartheid est potentiellement mobilisable dans chacune de ces logiques.</p>
<p>Pour ceux basant leur engagement sur le respect de valeurs universelles, l’apartheid fait référence à un rejet d’un racisme institutionnaliser et explicite. La dimension officielle de la discrimination va à l’encontre de leurs valeurs.</p>
<p>Pour ceux fondant leur engagement sur le droit international, l’apartheid fournit une référence juridique formelle et précise. Le terme donne une assise pour définir la situation en termes de condamnation dans un cadre spécifique.</p>
<p>Pour ceux inscrivant leur engagement dans la perspective anticoloniale, l’apartheid fournir une référence à la lutte de l’ANC et permet de considérer des formes de luttes dans différents contextes coloniaux.</p>
<p>Dans les trois cas, il s’agit d’une référence en 1<sup>er</sup> lieu historique, qui s’appuie sur le consensus du rejet de l’apartheid sud-africain. Pour les trois logiques, on dirait que l’effet est celui de faire fonctionner le rejet de l’apartheid sur le cas israélien. Si Israël est un Etat d’apartheid, alors il y aura aussi un consensus sur la légitimité de la lutte du peuple palestinien et sur la dénonciation du régime israélien.</p>
<p>L’utilisation du terme apartheid a ainsi deux effets dans le discours des militants de solidarité : d’une part il fournit un outil de qualification de la situation et d’autre part il est aussi un outil de légitimation de la lutte du peuple palestinien ainsi que de l’engagement de solidarité. Apartheid est un mot multifonction : il décrit, il dénonce et il légitime.</p>
<p>C’est en partie ceci qui explique le succès de la notion dans le réseau de solidarité avecla Palestine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet avantage d’adaptabilité a cependant un revers, et l’inconvénient de l’utilisation d’apartheid n’est que son avantage formulé autrement : derrière le consensus de l’usage du terme, chacun peut y mettre ce qu’il veut. Ce constat a été fait à partir des différentes interventions au sujet de l’apartheid israélien durant cette semaine. Il est apparu que les interventions ne faisaient pas référence au même espace, à la même situation politique.</p>
<p>Le consensus autour du terme se fissure en effet dès qu’est posée la question : de quel espace, de quelles populations parlons-nous ? S’agit-il de l’ensemble de la Palestine historique, contrôlée entièrement par Israël par différentes moyens ? S’agit-il de la situation en Cisjordanie,entre Palestiniens et colons israéliens ? S’agit-il des discriminations institutionnalisée qui touchent les Palestiniens vivant au sein de l’Etat israélien ? S’agit-il de la bande de Gaza, dont le (non-)développement est complètement géré par le siège israélien ? Une seule chose est sur : la qualification d’apartheid israélien ne concerne pas les réfugiés hors de Palestine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour nous, militant à Génération Palestine, le peuple palestinien est un peuple d’abord fragmenté par le colonialisme israélien, et dont la réunification pourrait être à la fois le moyen et l’objectif de leur lutte de libération : il s’agit de faire se réunir tous les fragments du peuple palestinien sur leur terre d’origine. Face à cette situation, le terme d’apartheid ne peut tout décrire. Les Palestiniens vivent différentes réalités, subissent et résistent à différentes oppressions et aucune ne peut les englober toutes.</p>
<p>En relisant nos anciens tracts, nous avons remarqué que la formulation réccurrente pour qualifier notre engagement de soutien à « l’ensemble du peuple palestinien, qu’il soit sous occupation en Cisjordanie, sous siège à Gaza, sous apartheid en Israël, ou en exil » tout ceci étant les différentes facette du colonialisme israélien. De fait, nous utilisions le terme d’apartheid pour qualifier le régime israélien dans les frontières de son Etat et la domination subie par les Palestiniens de 48. Il avait pour but de remettre la place de ces Palestiniens au cœur de la solidarité à un moment où, avec les réfugiés, ces parties du peuple palestinien étaient marginalisées dans les discours des solidaires. Dans cette perspective, son utilisation quant à la Cisjordanie est révélatrice d’un décalage entre les espaces concernés.</p>
<p>Tout en continuant à construire un cadre unitaire et radical visant à soutenir la lutte de libération du peuple palestinien, il serait utile de préciser et clarifier ce que ce terme englobe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conséquences : enjeux de légitimité et contradictions.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A la suite de ces remarques, il est possible de pointer quelques conséquences et ce que révèlent ces utilisations du terme d’apartheid.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Premièrement, elle pointe un enjeu propre au mouvement de solidarité, dans une perspective intellectualiste : tout ce passe comme si la recherche du terme exacte pour qualifier la situation ou des évènements en Palestine était un enjeu crucial. Intellectualiste car ceci indique un présupposé : la conscience, la connaissance, entraine l’action. Ceci permet de faire de la diffusion et du consensus autour d’une idée une lutte et une victoire : « quand tout le monde sera convaincu qu’Israël est un Etat d’apartheid… » il se passera quoi ? Plus que ce que les bombardements de populations civiles sur Gaza récemment ? Intellectualiste car l’enjeu devient celui de la meilleure qualification. Et on cherche des spécialistes pour nous dire si les bombardements sur Gaza sont des massacres, des crimes contre l’humanité…en pensant qu’on peut arrêter les bombes en faisant ce travail de qualification. Bref, c’est le même syndrome que les intellectuels engagés uniquement sur le terrain de la théorie et de définition.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deuxièmement, le poids donné à cet enjeu de définition croise celui de recherche de légitimité. Dans cette perspective, la référence à l’apartheid fonctionne comme celle du droit internationale : il s’agit d’outil de légitimation. Il ne s’agit ni d’une opinion ni d’un positionnement politique, mais de « l’objectivité » des instituitions internationale. C’est l’argument de « c’est pas moi qui le dit, c’est la CIJ, l’ONU,… ». Que ce soit dans le cadre des valeurs universelles, du droit international ou de l’anticolonialisme, la référence à l’apartheid sud-africain fonctionne comme légitimation extérieure (historique ou formel).</p>
<p>Le succès du terme d’apartheid ou de la dénonciation en terme de droit international pointent tous deux vers une même difficulté pour le mouvement de solidarité : penser et exprimer la légitimé propre, interne, de la lutte de libération palestinienne. En effet, tout ce passe comme si la lutte du peuple palestinienne ne produisait pas sa propre légitimité, et que le rôle de la solidarité est de lui donner une légitimité extérieure, par le droit ou des références en tout genre. Ceci dénote aussi un travers intellectualiste dans l’idée que la légitimité est affaire uniquement d’arguments et non de rapport de force. La légitimité propre de la lutte palestinienne sera donc le produit des actions de la résistance palestinienne et, éventuellement des solidaires.  Mais elle ne sera pas le pur produit d’argument et d’un travail de définition. Non que la réflexion ou la conviction ne soient nécessaire pour orienter les actions ou diffuser ce que nous portons, mais que cela ne suffit pas à construire un rapport de force. En bref, tout ne se passe pas dans le monde des idées.</p>
<p>Plutôt que de chercher à légitimer la cause palestinienne et la solidarité à son égard par des références extérieures, les solidaires ne pourraient-ils pas chercher et exprimer ce qui, <strong>dans la lutte palestinienne en tant que telle produit sa propre légitimité. Il s’agit de soutenir la lutte de libération des Palestiniens pour elle-même et en elle-même.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Troisièmement et pour finir, la dénonciation de l’apartheid israélien peut amener des militants dans une contradiction quand ils défendent d’autres positionnement en même temps. La dénonciation de l’apartheid nous semble contradictoire quand elle croise les réjouissances vis-à-vis à la déclaration unilatérale de l’Etat de Palestine à l’ONU ou des appels au pacifisme et à la non-violence.</p>
<p>La contradiction entre dénoncer l’apartheid et se réjouir de la déclaration d’indépendance occulte le fait que le mouvement de libération sud-africain à toujours refusé de former une autorité intérimaire ou des représentants d’Etat fantoche, forçant ainsi le régime d’apartheid à nommer des représentants sans assise populaire. La réalisation d’une indépendance vidée de sens des bantoustans est un mécanisme de l’apartheid même, il y a donc une contradiction à dénoncer l’un et soutenir l’autre.</p>
<p>La contradiction entre dénoncer l’apartheid et les appels à la non-violence occulte le fait que l’ANC et la lutte contre l’apartheid a aussi été une lutte armée. Elle se base sur une idée déformée de Mandela qui a pourtant fait partie de la jeune garde poussant le Parti Communiste local a abandonner la lutte uniquement non-violente pour introduire l’usage des armes et de la violence dans la lutte contre l’apartheid. A la différence de solidaires qui font de la non-violence un enjeu moral, pour Mandela « La non-violence n’était pas un principe moral mais une stratégie. Il n’y a aucune bonté morale à utiliser une arme inefficace. » La lutte et la victoire contre l’apartheid sud-africain a été le résultat de luttes diverses, prenant de multiples formes actives et de non-coopération. Appeler à la non-violence tout en dénonçant l’apartheid israélien nous semble donc contradictoire. Il y a une hypocrisie à dénoncer une oppression par référence historique et à ne pas légitimer la résistance contre cet ordre par le même mouvement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, le terme d’apartheid peut nous permettre de penser plusieurs choses utiles pour les militants du mouvement de solidarité. Il pointe la dimension institutionnelle, légalisé, officielle de l’oppression israélienne. Mais elle ne peut pas, à notre avis, devenir l’alpha et l’omega de l’engagement de solidarité.</p>
<p>D’une manière plus générale, c’est vers la recherche et l’expression d’une légitimité interne de la lutte de libération du peuple palestinienne  que GP veut tendre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Benjamin.</p>
<p>Génération Palestine Lyon</p>
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		<title>Sur le chemin du retour et de la libération</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 17:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ben</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De l’Etincelle à l’Aurore. 50 ans de lutte armée du peuple palestinien.  De la « grande révolte » de 1936 à nos jours, le peuple palestiniens à affronté le colonialisme sioniste, souvent les armes à la main. Dans la nuit du 31 décembre 1964 au 1er janvier 1965, le Fatah mène sa 1ère opération armée : al-intilaqa (l’étincelle). ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center" align="center"><strong>De l’Etincelle à l’Aurore.</strong></p>
<p align="center"><strong>50 ans de lutte armée du peuple palestinien.</strong><strong> </strong></p>
<p>De la « grande révolte » de 1936 à nos jours, le peuple palestiniens à affronté le colonialisme sioniste, souvent les armes à la main.</p>
<p>Dans la nuit du 31 décembre 1964 au 1<sup>er</sup> janvier 1965, le Fatah mène sa 1<sup>ère</sup> opération armée : <em>al-intilaqa</em> (l’étincelle). La résistance palestinienne nait en exil, préfigure le retour d’un peuple sur sa terre. Elle annonce l’unification par la lutte vers un objectif de libération nationale. Elle forcera la communauté international à traiter cette injustice non plus comme humanitaire mais comme politique.</p>
<p>En 87 et 2000 éclatent les <em>intifada</em> (soulèvements). Avec l’éloignement des fedayin loin des frontières d’Israël, la résistance se relocalise sur la terre palestinienne.</p>
<p>En 2008 et 2012, la résistance dans la bande de Gaza inscrit l’unité du peuple palestinien dans la lutte contre l’occupant. En 2012 elle en utilise des roquettes <em>fajr</em> (aurore) pour frapper les colons.</p>
<p>Quand Netanyahu déclare récemment « nous continuerons à construire à Jérusalem et dans tous les endroits qui figurent sur la carte des intérêts stratégiques d’Israël », la résistance palestinienne peut lui répondre : « nous continuerons à frapper les intérêts stratégiques d’Israël. ».</p>
<p>Le vote de reconnaissance de la Palestine comme Etat non-membre à l&#8217;Onnu a été présenté comme un revers pour Israël voir comme une victoire palestinienne. Le vote à montré l&#8217;isolement d&#8217;israël, mais cet isolement est-il le résultat de d&#8217;une stratégie diplomatique ou de la résistance acharnée des Palestiniens ? Les votes positifs européens sont-ils un signe de positionnement en faveur de la réalisation des droits des Palestiniens ou un contre-coup appeuré face à la résistance palestinienne contre laquelle il faut relancer l&#8217;illusion des négociations ? Entre Gaza et l&#8217;Onu, le mouvement de solidarité semble avoir oublié le premier évènement et ces acteurs principaux, les groupes armés et le peuple palestinens dans son ensemble.</p>
<p>La résistance à des Palesiniens trouvera-t-elle comme seul débouché un vote sans conséquences à l&#8217;Onu ? Ce projet sera-t-il le seul que les solidaire de la cause palestinienne seront capable de concevoir et de soutenir ? Face à ce frein mis aux dynamiques de résitance, le mouvement de solidarit peut aussi prendre à charge de diffuser les positionnements palestiniens qui présentent d&#8217;autres perspectives. Il s&#8217;agit ici de légitimer ce que le vote à l&#8217;Onu à étouffer, la résistance sous toutes ces formes de toutes les composantes du peuple palestinien (politique et géogaphique).</p>
<p>Dans cette perspective, est reproduit ici le communiqué du PYM-France (Palestinien Youth Mouvement) écrit aprés l&#8217;agression israélienne sur la bande de Gaza en 2012.</p>
<p style="text-align: center"><strong>**</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>*</strong></p>
<p align="center"><strong>Sur le chemin du retour et de la libération</strong></p>
<p><em>Au peuple de la liberté, enfants de la nation arabe sur notre terre et dans l’exil, au peuple de la résistance en Palestine et dans les camps de réfugiés !</em></p>
<p>La bataille héroïque à Gaza a montré que notre peuple et ses forces sont unis derrière ceux qui portent les armes, unis dans la lutte glorieuse, et certainement pas derrière ceux qui participent aux dialogues de sourds autour des tables de négociation. La résistance et ses roquettes arborent toutes les couleurs politiques et idéologiques. Et tous nos combattants, quelles que soient leurs appartenances politiques, ont montré que l’unité se forge sur le champ de bataille dans la confrontation à l’occupation.</p>
<p>Cette bataille a aussi démontré que nous ne reviendrons pas à Safad comme touristes [1], mais comme pèlerins fidèle sur le chemin du peuple résistant et du sang de nos martyrs.</p>
<p>Le saut qualitatif de la bataille de Gaza et la mobilisation immédiate de notre peuple en Cisjordanie et dans les camps de réfugiés exigent de nous tous que nous nous alignions derrière les choix qui mènent à la réalisation de nos objectifs patriotiques : la fin du régime colonial et le retour de la Palestine à son peuple. La résistance de notre peuple aujourd’hui confirme que le projet de libération est, dans la conscience collective des nôtres, le projet le plus réaliste et le plus crédible. La résistance de notre peuple et de nos combattants signe l’arrêt de mort de tous les projets politiques autres que celui de la libération de toute la Palestine et garantir le retour de tous les réfugiés à leurs terres. Il n’y a plus de place aujourd’hui pour le chemin désastreux des accords de Camp David à ceux de Madrid en passant par Oslo et les « initiatives de paix ». Ils se sont soldés par la capitulation des dirigeants arabes désireux de satisfaire leurs maîtres.</p>
<p>Ces élites aux discours suspects doivent comprendre aujourd’hui que le présent les a dépassées ainsi que leurs projets grotesques qui se résument à demander grâce à  l’occupant. Ils doivent enfin prendre conscience que la résistance de notre peuple, en élevant au plus haut le niveau de nos exigences, les a dépassés à jamais. Cette « Aurore [2] » annonce l’heure de la libération et du retour. Il incombe à chacun d’élever son discours au niveau exigé par les sacrifices scellés par le sang et les fusils dans les batailles héroïques.</p>
<p>C’est la plus grande réalisation de la bataille de Gaza : un nouveau projet national dont la lutte armée est l’outil, la libération et le retour en étant la finalité. Dans un tel projet, il n’y a pas de place pour ceux qui n’existent que par la grâce de l’occupant. Avec les développements importants et complexes qu’a traversé dernièrement le monde arabe, beaucoup de parties hostiles à la liberté et la dignité de notre peuple ont essayé de réduire ses luttes à des conflits bornés à l’identité, la croyance, la religion ou l&#8217;orientation idéologique. Ces parties n’avaient d’objectif que de créer la division pour détourner les masses de leur projet de libération qui assurément passe parla Palestine. Par conséquent, la bataille de Gaza redirige la boussole vers notre principal ennemi. Notre libération n’est pas possible si nous nous abandonnons entre les mains de gouvernements qui s’empressent à négocier notre sang, des gouvernements compromis avec les forces coloniales, et qui veulent transformer nos frères en ennemis.</p>
<p>Nous, Arabes et Palestiniens, devons désavouer tous les gouvernements, tous les régimes, quiconque prétendra parler en notre nom, et dont le discours n’est pas marqué du sceau de la lutte contre l&#8217;occupation et sa marraine américaine. Nous ne voulons ni de leurs communiqués qui « condamnent fermement » ou de leurs millions en « solidarité humanitaire avec les victimes », de leurs déclarations vides de sens ou de leurs réunions pour implorer les Américains et les sionistes.</p>
<p>Ce que nous voulons, c’est une stratégie unifiée de résistance pour affronter le projet colonial en Palestine et dans la région.</p>
<p>Dans ce cadre, nous affirmons :</p>
<ul>
<li>· L&#8217;unité en Palestine ne se fera qu’autour d’un projet clair et irréversible de résistance face à l&#8217;occupation. Aucun autre projet politique n’est valable. Un projet qui a pour visée la libération de toute la Palestine et le retour de tous les réfugiés dans leur foyer d’origine. Il est du devoir de notre peuple de faire pression sur toutes les factions politiques pour imposer ce projet de libération et de résistance.</li>
<li>· Le fait de s’adresser à l&#8217;ONU pour demander un Etat « sur les frontières internationalement reconnues» est rendu caduc par les faits sur le terrain. Les dirigeants politiques doivent dépasser ce cadre absurde. Il faut guérir cette stérilité politique et corriger ce qu’Oslo a produit de corruption et de désastres.</li>
<li>· A toutes les forces populaires : unissez-vous derrière les armes des résistants en Palestine ! La réconciliation nationale ne se fera que sur cette base ! Abattez les vestiges d&#8217;Oslo et opposez-vous à ceux qui tiennent le discours de la reddition et de la passivité.</li>
<li>· Aux peuples et forces révolutionnaires  arabes : affrontez les appels à la division, ne tombez pas dans les conflits locaux. Les forces qui ont soutenu et soutiennent Israël, sont celles qui ont soutenu les régimes dictatoriaux de l&#8217;humiliation et de la honte sous toutes ses formes. Il est de notre intérêt à tous de s&#8217;unir pour se libérer du colonialisme et de ses produits, en commençant par la Palestine, pour finir avec tous les protectorats américains et les bases militaires coloniales sur notre terre.</li>
<li>· Nous demandons aux gouvernements arabes qui se préoccupent de la volonté de leur peuple, de rompre sans peur avec le programme de la reddition et du rabaissement, de cesser de s’adresser en permanence aux États-Unis et leurs alliés. Votre légitimité ne repose que sur votre engagement en faveur du peuple et de la résistance, certainement pas sur le système de dépendance piloté depuis les ambassades des colons. Votre engagement dans la cause ne peut se réduire à une visite symbolique à Gaza. Il doit être traduit par le soutien matériel à la résistance, sur le plan politique et surtout militaire.</li>
</ul>
<p>PYM France. 25 novembre 2012.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="LEFT">1 : Mahmoud Abbas a déclaré dans une interview à une télévision sioniste qu’il souhaitait pouvoir « visiter Safad », sa ville de naissance, et non y retourner.</p>
<p align="LEFT">2 :Aurore, en arabe, se dit « Fajr » : c’est aussi le nom des missiles iraniens assemblés et utilisés parla résistance palestinienne à Gaza contre les colons sionistes.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les affrontements de Gaza vu par les média ou « pour une méritocratie balistique ».</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2012/12/02/les-affrontements-de-gaza-vu-par-les-mdia-ou-pour-une-mritocratie-balistique/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2012 23:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ben</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[arme]]></category>
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		<category><![CDATA[résistance]]></category>
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		<description><![CDATA[Au com­men­ce­ment était le poing dans la gueule. Ou le coup de pied au cul, on ne sait plus trop… C’était assez clair et direct, on savait pas tou­jours pour­quoi ça venait mais on savait d’où ça venait. Et puis, dans la plu­part des cas, on remar­quait bien vite que nous aussi, on en avait ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Au com­men­ce­ment était le poing dans la gueule. </strong></p>
<p>Ou le coup de pied au cul, on ne sait plus trop… C’était assez clair et direct, on savait pas tou­jours pour­quoi ça venait mais on savait d’où ça venait. Et puis, dans la plu­part des cas, on remar­quait bien vite que nous aussi, on en avait aussi des poings, et que l’autre en avait une, de gueule.</p>
<p>Le gour­din a sans doute été inventé par quelqu’un qui avait une petite allonge, et qui a remar­qué qu’on pou­vait com­pen­ser avec un bon bout de bois. La ques­tion de la portée était née.</p>
<p>Un autre a taillé son gour­din, parce que c’est plus effi­cace quand ça touche. La ques­tion de la charge était née.</p>
<p>Et tout s’emballa : com­ment taper plus fort, plus loin, plus pré­ci­sé­ment ?</p>
<p>Passons sur l’ingé­nio­sité qui permit de passer par la hache, le fléau, la hal­le­barde, la fronde, l’arc et la flèche, la cata­pulte, le tram­po­line, la gre­nade, la sar­ba­cane, le révol­ver, la bombe ato­mi­que, le nun­chaku, la voi­ture piégé, le lance-harpon,…</p>
<p>Il aura fallu tout cela pour arri­ver à rendre pos­si­ble l’atta­que par l’armée israé­lienne, avia­tion en tête, des Palestiniens de la bande de Gaza où les grou­pes armés résis­tent à la poli­ti­que colo­niale et vivent sous blocus depuis 5 ans. Quels sont les des­cen­dants du gour­din qui sont uti­li­sés de part et d’autre ?</p>
<p align="center">**</p>
<p align="center">*</p>
<p><strong>Les médias, quand ils trai­tent des agres­sions mili­tai­res d’Israël, notam­ment celle sur Gaza, ne font pas preuve de beau­coup de pré­ci­sions sur l’arme­ment déployé.</strong> Il s’agit en fait d’un véri­ta­ble mépris pour tout un voca­bu­laire mili­taire que se sont employé à for­ma­li­ser des géné­ra­tions d’experts en la matière. Avec tout ces objets qui font mal et qui tuent, aux­quels il a fallu donner un nom, des tech­ni­ques et stra­té­gies ont été inven­tées, avec des jolies expres­sions comme « champ de bataille », « siège », « ligne de front », « tran­ché », « gué­rilla »,…et des escoua­des, des régi­ments, des grades et des gradés en veux-tu en voilà avec leurs déco­ra­tions et leurs cime­tiè­res.</p>
<p>Par leur négli­gence quand ils par­lent de la guerre, les jour­na­lis­tes pié­ti­nent toute une his­toire, une tra­di­tion, toute une culture mili­taire qu’exprime un voca­bu­laire autant fleu­rie qu’imagé.</p>
<p>Si il faut remer­cier les médias d’avoir si bien res­pecté l’esprit et la lettre de ce lan­gage dans leur dif­fu­sion d’expres­sion comme « dégâts col­la­té­raux » ou « frap­pes chi­rur­gi­ca­les » ; si il faut reconnaî­tre leur bonne volonté à expli­quer avec péda­go­gie et patience toutes les rai­sons jus­ti­fiant les acti­vi­tés mili­tai­res (qui sont le corps, l’incar­na­tion de cette culture qui sans cette réelle pré­sence au monde ne serait que folk­lore) ; si il faut sou­li­gner que l’effort de dif­fu­sion mas­sive de repor­ta­ges sur les forces de répres­sions diver­ses et variés est remar­qua­ble par sa cons­tance et frôle la pro­pa­gande ; si il faut admet­tre que la pos­ses­sion, par des fabri­cants et ven­deurs d’armes, d’orga­nes de pres­ses est tout ce qu’il y a de plus appré­cia­ble ; il faut cepen­dant noter avec quelle désin­vol­ture les jour­na­lis­tes confon­dent une « roquette » et un « mis­sile » lorsqu’ils trai­tent de la résis­tance pales­ti­nienne, ainsi que le manque de pré­ci­sion quand à l’arme­ment israé­lien.</p>
<p>L’arme­ment est le pré-requis de la créa­ti­vité mili­taire, qui ne s’exprime réel­le­ment qu’en action. Un bon for­ge­ront pos­sède de bons outils, et il est fier de son outil. Le mili­taire est à la fois artiste et arti­san, sans bon outils il ne peut donner libre court à son ins­pi­ra­tion et réa­li­ser son œuvre. C’est beau. Ca se res­pecte.</p>
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<p align="center">*</p>
<p>Faisons donc un petit point sur les types de pro­jec­ti­les explo­sifs en tous genres échangés actuel­le­ment.</p>
<p>Une <strong>balle </strong>est le pro­jec­tile d’une arme à feu d’un cali­bre infé­rieur à 20 mm, comme pour les pis­to­lets, les cara­bi­nes, les fusils et autre mitraillet­tes. Au-delà on par­lera d’obus.</p>
<p>Un <strong>obus </strong>est donc les muni­tions tirées par les canons, d’un cali­bre égal ou supé­rieur à 20 mm.</p>
<p>Une <strong>bombe </strong>est un engin explo­sif, le terme dési­gne par exten­sion tout ce qui est largué en chute libre d’un avion et qui explose à l’atter­ris­sage.</p>
<p>Une <strong>roquette </strong>est un pro­jec­tile auto­pro­pulsé et non guidé. A la dif­fé­rence des balles et obus elles ont un car­bu­rant qui conti­nue à pro­pul­ser pen­dant le vol la charge explo­sive.</p>
<p>Un <strong>mis­sile </strong>est un pro­jec­tile auto­pro­pulsé et guidé, com­posé d’un pro­pul­seur, d’un sys­tème de gui­dage et d’une charge.</p>
<p>On peut retrou­ves des ouvra­ges d’entre les deux guer­res mon­dia­les qui uti­li­sent les termes de mis­sile et de roquette indif­fé­rem­ment, mais depuis la dis­tinc­tion s’est clai­re­ment faite dans le voca­bu­laire mili­taire, Sauf pour le trai­te­ment média­ti­que des grou­pes de résis­tance armée de la bande de Gaza.</p>
<p>Résumons : une balle et un obus sont tirés, une bombe est lar­guée, une tor­pille est mouillée, une roquette et un mis­sile sont lancés.</p>
<p>Donc oui : il y a un point commun entre une roquette et un mis­sile : les deux se lan­cent et sont auto­pro­pul­sés. La dif­fé­rence est que le mis­sile est guidé, ce qui impli­que des moyens de mar­qua­ges de la cible, ce qui devient vite pro­blé­ma­ti­que à grande dis­tance. Sans sys­tème de pointe, le mar­quage se limite aux mis­si­les de très courte portée (infé­rieur à 5 km).</p>
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<p align="center">*</p>
<p>Pourtant, ceci n’empê­che pas Ha’aretz de publier un arti­cle, repris par le Courrier International , titré « <em>Tel-Aviv est-elle mena­cée ?</em> » où dans le 1<sup>er</sup> para­gra­phe on peut lire : « <em> Pour la pre­mière fois, le Hamas peut attein­dre Tel-Aviv avec ses mis­si­les : deux roquet­tes sont tom­bées le 15 novem­bre, non loin de la ville </em> ».</p>
<p>A y regar­der de plus près, la cou­ver­ture média­ti­que décrit sys­té­ma­ti­que­ment le type d’armes uti­li­sée par les résis­tants pales­ti­niens. « <em>Des roquet­tes se sont abat­tues</em> », « <em>La colo­nie Gush Etzion touché par une roquette </em> » et parle par­fois de « <em>mis­sile </em> ». Mais les actions de l’armée israé­lienne ne se voient pas accor­der ce trai­te­ment de faveur, alors qu’elle déploie bien plus de moyen, tant quan­ti­ta­ti­ve­ment que qua­li­ta­ti­ve­ment. L’arme­ment israé­lien est une tech­no­lo­gie de pointe, elle mérite une cou­ver­ture de pointe, des des­crip­tions « chi­rur­gi­ca­les » et des comp­tes-rendus « ciblés » sur ses capa­ci­tés de des­truc­tion.</p>
<p>La 1<sup>re</sup> chose à faire serait peut être de pré­ci­ser également quel type d’arme­ment l’armée d’Israël uti­lise pour ses « <em>frap­pes aérien­nes </em> » (par­fois « <em>vio­lente </em> » ou « <em>dis­pro­por­tion­née </em> », mais tou­jours jus­ti­fiées), de décrire quel a été le contenu d’un « <em>bom­bar­de­ment inten­sif </em> » ? Finalement, ça sert à lar­guer quoi un « <em>raid </em> » ? C’est quoi la charge explo­sive de leur « <em>offen­sive </em> » ? Il ne suffit pas de rele­ver l’effort quan­ti­ta­tif fait par Israël dans les pre­miè­res heures de l’atta­que, comme dans ce compte rendu : « <em>Depuis l’assas­si­nat d’Ahmad Jaabari, une qua­ran­taine d’heure, l’armée israé­lienne a annon­cée avoir mené 466 frap­pes ; 280 roquet­tes ont été lan­cées depuis Gaza.</em> » Le tra­vail des Palestinien pour pré­sen­ter des armes est res­pec­ta­ble, sur­tout dans les condi­tions actuel­les. Mais une infor­ma­tion équilibrée et objec­tive du conflit devrait faire res­sor­tir le cons­tat qu’en matière d’arse­nal, l’armée israé­lienne à plus à four­nir. A la bonne volonté de l’ama­teur, Israël oppose la rigueur du pro­fes­sion­nel.</p>
<p align="center">**</p>
<p align="center">*</p>
<p>Car<strong> avec quoi les Palestiniens résis­tent-ils ?</strong> Jusqu’à pré­sent il s’agis­sait de roquet­tes (al-Qods, al-Nasser, Kafah,…). La roquette Qassam par exem­ple exis­tent en 3 modè­les (mais les colo­ris dépen­dent du moment). Le modèle 1, le plus petit, fait 80 cm de long et pro­pulse 0,5 kg de charge explo­sive pour une portée de 10 km. Le modèle 3, le plus gros, fait 2 m de long pour 10 kg de charge et une portée de 10 km.</p>
<p>Pas de quoi attein­dre Tel-Aviv donc, mais de quoi mener une sorte de gué­rilla d’har­cè­le­ment, ver­sion assié­gée, dans le sud d’Israël à l’inten­sité modu­la­ble selon la période. Ces der­niers jours la résis­tance pales­ti­nienne de la bande de Gaza s’est fait remar­quer par des tirs attei­gnant la proxi­mité de Tel-Aviv, des colo­nies en Cisjordanie et des­cen­dant un drone israé­lien. La portée et la capa­cité de cibler, les choses sont nou­vel­les à Gaza. Mais elles sont dis­tinc­tes dans les faits : les tirs sur Tel-Aviv ou Goush Etzion démon­trent une nou­velle portée des pro­jec­ti­les ; des­cen­dre un drone demande un ciblage, et donc un mis­sile mais ne dit rien de leur portée. Aucun pro­jec­tile décol­lant depuis Gaza n’est allé à la fois loin et ciblé.</p>
<p>La roquette qui a explosé à une quin­zaine de km au sud-est de Tel-Aviv semble être une Fajr-5. Parce qu’elle va plus loin, parce qu’elle fait mieux que les roquet­tes Qassam, la Fajr-5 est qua­li­fiée de « mis­sile ». Mais c’est pas parce qu’on mesure 6 m de long, qu’on a une portée de 75 km et une charge explo­sive jusqu’à 90 kg qu’on peut se pren­dre pour un mis­sile.</p>
<p>Quand à ce qui a des­cendu le drone israé­lien, c’est pro­ba­ble­ment un mis­sile sol-air très courte portée de type Strela. 5 km de porté : pas de quoi inquié­ter Tel-Aviv, tout juste de quoi obli­ger l’avia­tion israé­lienne à pren­dre un peu d’alti­tude. Strela est un mis­sile, donc guidé, ici par un auto­di­rec­teur infra­rouge qui permet de se caler sur le rayon­ne­ment du réac­teur ennemi. Il a l’avan­tage de pou­voir se lancer à l’épaule et de ne pro­duire que très peu de signaux détec­ta­bles. Il peut abat­tre des cibles volants à moins de 1 000 km/h, à 750 m d’alti­tude maxi­mum.</p>
<p>A quel­les armes s’oppo­sent les résis­tants pales­ti­niens ? <strong>Avec quoi Israël mène-t-elle des « frap­pes » ou des « bom­bar­de­ments »</strong> ? Sur ces ques­tions, la presse ne dit rien.</p>
<p>Sur un F-16, avions chas­seur-bom­bar­dier, que peut-on trou­ver de beau ? Entre autre :</p>
<p>- des mis­si­les air-sol Maverik de 2m50 de long, d’une charge creuse de 57 kg ou péné­trante de 135 kg, à gui­dage électro-opti­que ou infra­rouge.</p>
<p>- des bombes MK-82 : non-guidé de 227 kg, avec une charge de 87 kg.</p>
<p>- une ou deux bombes BLU : anti-abris sou­ter­rains de 874 kg, répar­tie en plu­sieurs char­ges explo­sant les unes après les autres pour plus de dégâts en pro­fon­deur.</p>
<p>Faut avouer que ça plus de gueule. Et il y a aussi des tanks, de l’artille­rie, une marine, des héli­co­ptè­res,…</p>
<p align="center">**</p>
<p align="center">*</p>
<p>D’une manière géné­rale, le mis­sile repré­sente un signe de civi­li­sa­tion. Un mis­sile est net­te­ment plus intel­li­gent qu’une roquette. Le mis­sile est joueur et peut faire plein d’exer­cice rigolo comme explo­ser en dans les airs et dis­per­ser plein de trucs qui font mal, explo­ser à l’impact ou péné­trer un blin­dage avant d’explo­ser&#8230; Une roquette c’est bête et méchant : une fois partie on sait plus trop où ça va. Il faut des gens formés pour lancer un mis­sile, faire des math et cal­cu­ler des trucs. Alors que fabri­quer un tré­pied et allu­mer la mèche d’une roquette c’est moins pres­ti­gieux. C’est pas pour rien si les uns sont l’élite de l’avia­tion mili­taire et les autres des ter­ro­ris­tes. La méri­to­cra­tie balis­ti­que incite à récom­pen­ser l’effort, la moder­nité, l’intel­li­gence.</p>
<p>C’est parce qu’il ne dit rien de tout ceci que le trai­te­ment média­ti­que de l’agres­sion mili­taire d’Israël manque ces détails et ce sens de la pré­ci­sion qui font les des­crip­tions vivan­tes et colo­rées d’un jour­na­lisme au prise avec le réel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Génération Palestine Lyon.</p>
<p>01-12-2012</p>
</div>
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		<title>Jérusalem ou les facettes de l&#8217;apartheid</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2012 19:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>double Jo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Tous Témoins, Tous Acteurs 2011]]></category>
		<category><![CDATA[3TA]]></category>
		<category><![CDATA[apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[jerusalem]]></category>
		<category><![CDATA[temoignage]]></category>
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		<description><![CDATA[Expropriation, imposition ou privation des droits sont autant d&#8217;éléments qui traduisent la politique d&#8217;apartheid mise en place par l&#8217;État d&#8217;Israël. C&#8217;est en milieu d&#8217;après-midi que nous rencontrons une militante  de « Coalition for Jérusalem ». Pendant environ deux heures, elle va nous décrire les rouages de la bataille démographique qui a lieu à Jérusalem. En 1980, une ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Expropriation, imposition ou privation des droits sont autant d&#8217;éléments qui traduisent la politique d&#8217;apartheid mise en place par l&#8217;État d&#8217;Israël.</p>
<p>C&#8217;est en milieu d&#8217;après-midi que nous rencontrons une militante  de « Coalition for Jérusalem ». Pendant environ deux heures, elle va nous décrire les rouages de la bataille démographique qui a lieu à Jérusalem.</p>
<p>En 1980, une loi de la Knesset réunit Jérusalem Est et Ouest. La ville devient alors, selon le texte, la <em>« capitale indivisible de l&#8217;État Juif »</em>.  La communauté internationale n&#8217;a jamais reconnue cette aspiration. Pour que ce « rêve » devienne un état de fait irréversible, il devient essentiel d&#8217;en exclure les Palestinnien-es. La ville Sainte doit être majoritairement Juive.</p>
<p>C&#8217;est à partir de cette date, que la municipalité, appuyée par l&#8217;État et par des promoteurs au patriotisme zélé, vont construire une politique discriminatoire visant à chasser les Palestinien-nes d&#8217;<em>Al Quds</em>.</p>
<p>Dés 1967, après l&#8217;occupation de la ville par Tsahal, Israël effectue un recensement de la population. Les Arabes présents obtiennent une carte de résidence. Les Jérusalémites Arabes absents qui ont fui le conflit en sont exclu-es. N&#8217;étant plus resident-es, leurs maisons sont récupérées par les Israelien-nes.</p>
<p>L&#8217;occupation de 67 va également séparer de nombreuses familles. Les démarches de rapprochements familiaux sont complexes &#8211; très peu d&#8217;autorisations sont délivrées. Un choix s&#8217;impose aux familles : rester et être séparé ou quitter Jérusalem pour la Cisjordanie. Des milliers de palestinie-nes  rejoindront cette dernière.</p>
<p>Autre manière d&#8217;être exclu-e de Jérusalem, les Palestinien-nes doivent prouver que leur résidence principale est à Jérusalem. Il faut justifier notamment le paiement d&#8217;impôts (d&#8217;ailleurs élevé à Jérusalem Est) et une vie quotidienne dans la Cité. Un-e palestinien-nee absent-e 7 ans de la ville perd son titre de résidence. Quitter la ville même temporairement est un risque de se voir retirer l&#8217;autorisation de résidence.</p>
<p>Le besoin de permis de construire nécessaire pour que les Palestinien-nes puissent vivre dans des logements décents est évalué à 5000. Seulement 60 sont délivrés chaque année aux habitants de Jérusalem Est. Face à ces nombreux refus, on construit quand même. Les habitats sans permis deviennent illégaux.</p>
<p>De nombreuses maisons sont donc détruites et les familles expropriées. Ces familles expulsées quittent Jérusalem pour la Cisjordanie. On appelle cela le transfert silencieux !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Israël récupère les terrains à chaque fois qu&#8217;un statut ambigu, qu&#8217;elle a elle même créé, se présente.</p>
<p>On construit sur les terrains vides et on exproprie les Palestinien-nes pour y installer les colons Israelien-nes. Des terres sont également préemptées pour l&#8217;usage public, pour la création de  parcs nationaux par exemple, qui verront plus tard s&#8217;installer des colonies.</p>
<p><strong>Imposer pour mieux régner</strong></p>
<p>Les Palestinien-nes payent 30 % des taxes de Jérusalem. Pourtant, ils/elles ne bénéficient seulement que de 5 % des services municipaux. No Comment !</p>
<p>Le tracé du mur de séparation qui définit les limites de la ville exclut des quartiers palestiniens. De fait, ces personnes ne sont plus Jérusalémites.</p>
<p>Dans le même temps, le mur intègre les nouvelles colonies dans les limites de la ville. Le mur est construit de manière à exclure 50 à 70 000 personnes. En plus de couper des habitants Arabes de leur Cité et d&#8217;en intégrer de nouveaux parce qu’ils sont juifs, la disposition des colonies coupe totalement Jérusalem de la Cisjordanie. Défendre Jérusalem comme capitale d&#8217;un État Palestinien sera bientôt impossible.</p>
<p>Si l&#8217;on ajoute à ces exemples non exhaustifs les arrestations et l&#8217;interdiction des réunions politiques  uniquement pour les Palestinien-nes, on se rend compte du projet de ségrégation à Jérusalem.</p>
<p>A travers cette ségrégation sociale et spatiale, on retrouve les mécanismes classiques de l&#8217;apartheid en Afrique du Sud et au USA : privation des droits, très faible accès aux services de bases, législation discriminatoire.</p>
<p>Les Afrikaners ont empêché les formes d&#8217;expressions, brimés et asservis un peuple afin qu&#8217;il ne puisse se soulever.</p>
<p>A Jérusalem on retrouve tout cela, mais aussi une volonté de nettoyage ethnique. La politique d&#8217;apartheid à Jérusalem n&#8217;est qu&#8217;un mécanisme qui doit pousser les Palestinien-nes à partir afin d&#8217;assurer la suprématie Israélite sur la ville.</p>
<p>Les palestiniens représentent 33 % des habitants de Jérusalem et leur taux natalité est plus élevé que celui de la population Israélienne. L&#8217;heure de la Judaïsation totale de la ville sainte n&#8217;a pas sonné.</p>
<p>Face à cette politique ségrégationniste et ses nombreuses facettes, inverser la tendance paraît impossible. Seulement les Palestinien-nes sont attaché-es à leur ville, à leur terre. Ils ne bougeront pas !</p>
<p>Un habitant de Silwan nous disait :</p>
<p>« Que pouvons-nous faire ? »</p>
<p>« Rester ici ! Et espérer que les européens agissent ! »</p>
<p align="center">Citoyens, formez les rangs !</p>
<p align="right">Jonas</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Aug 2012 14:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laflaffy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[bethlehem]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<description><![CDATA[Quelles questions les jeunes se posent-ils à propos de leur avenir ? Quelle est leur vision du monde dans lequel nous vivons, aujourd’hui en 2012 ? Et surtout, comment veulent-ils le changer à leur échelle ? Toutes ces questions se sont posées du 7 au 17 juillet 2012 à Ramallah, dans le cadre du Festival ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://generation-palestine.org/2012/08/15/festival-international-du-thtre-des-jeunes-en-palestine-tmoignage/428868_179991212134126_827396603_n/" rel="attachment wp-att-3980"><img class="size-medium wp-image-3980 alignleft" src="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2012/08/428868_179991212134126_827396603_n-300x225.jpg" alt="428868 179991212134126 827396603 n 300x225 Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage" width="300" height="225" title="Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage" /></a></strong></p>
<p><strong></strong><strong>Quelles questions les je</strong><strong></strong><strong>u</strong><strong></strong><strong>nes se posent-ils à propos de leur avenir ? Quelle est leur vision du monde dans lequel nous vivons, aujourd’hui en 2012 ? Et surtout, c</strong><strong></strong><strong>omment veulent-ils le changer à leur échelle ? Toutes ces questions se sont posées du 7 au 17 juillet 2012 à Ramallah, dans le cadre du Festival International de Théâtre des Jeunes organisé par les étudiants du Théâtre Ashtar. Un des participants venant de Londres a concocté cet article, pour relater cette expérience artistique mais également humaine et le voyage après-festival que nous avons fait ensemble. Il parle aussi d’une forme nouvelle de théâtre utilisée durant le festival et qu’il a découvert dans sa ville d’origine, le théâtre-reportage. </strong><br />
<strong>Oui, c&#8217;est long, mais c&#8217;en est pas moins intéressant. Allez, courage !<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Après 6 mois d’entraînements à travers l’Europe pour donner une voix aux peuples vivant en conflit, sous occupation et en exil, Teatro di Nascosto &#8211; Hidden Theater (théâtre de l’invisible) se rend au festival international de théâtre des jeunes organisé par le théâtre Ashtar à Ramallah, Palestine. Pendant 10 jours d’ateliers, plus de 50 comédiens/comédiennes et 5 metteurs en scène venant de différents pays d’Europe et du Moyen-Orient collaborent pour la création d’un nouveau spectacle intitulé “A step into tomorrow” (Un pas vers demain). Seulement une fois terminé, nous retournons tous chez nous prendre notre train-train quotidien pendant qu’une triste vérité subsiste&#8230;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;" dir="ltr"><strong>The Auction (<em>La Vente aux enchères</em>)</strong></p>
<p dir="ltr">Après 6 mois de travail, nous avons rassemblé certaines expériences qui ont émergé pendant les répétitions pour créer le spectacle “The Auction &#8211; Voices of the Voiceless from Palestine and Iran” (<em>La Vente aux enchères &#8211; Les voix des sans-voix de Palestine et d’Iran</em>). C’était une collection anarchique d’histoire en immersion totale, d’expériences interactives et de moments de parodie mis à la suite les un(e)s des autres à travers le système de vente aux enchères, qui faisait allusion à la marchandisation de la souffrance des peuples. Avec le recul, le fait de donner la parole aux ONG inactives et corrompues de Palestine et aux aides internationales qui automatiquement alimentent l’occupation était particulièrement pertinent. Nous avons fait une avant-première à Londres avant de jouer au Théâtre de la Liberté à Jénine, Palestine.</p>
<p dir="ltr">Le travail n’était pas prêt avant l’avant-première, et ce jusqu’au tout dernier jour avant le spectacle. Non pas à cause d’un manque de préparation mais à cause de la nature fondamentale et immédiate du théâtre-reportage. C’était plus important de pouvoir être à jour sur la situation des grévistes de la faim de Palestine que d’être bien au point esthétiquement parlant. Le jour du spectacle, nous avons loué un petit espace caché derrière un garage à Hackney. Quand on préparait l’espace, on se disait que personne ne trouverait cet endroit. Mais ce qu’on ne savait pas, c’est que la salle serait remplie au-delà de nos espérances.</p>
<p dir="ltr">Nous commençons par donner une enveloppe à chaque spectateur dans laquelle ils pouvaient écrire un message pour les palestiniens du festival. Ensuite, nous les plongeons dans un spectacle d’une heure et demi où les spectateurs entendent les terribles histoires de manifestations iraniennes réprimées, rient de clowns soldats s’entraînant à chatouiller, subissent un interrogatoire à la lampe torche, enchérissent sur un savon fabriqué par une grand-mère expulsée de sa maison, chantent avec nous “Where have all the flowers gone ?”, assistent à des scènes de tortures réadaptées sur scène et, pour finir, viennent sur le plateau pour danser sur de la musique de boîte Iranienne à une fête secrète au sous-sol chez un ami.</p>
<p dir="ltr">Ce qui était fascinant pour nous, c’était la différence de réactions entre le Royaume-Uni et la Palestine. A Londres, les gens étaient souvent terrifiés par le nombre d’abus des droits de l’Homme dont on n’entend jamais parler, et -d’autant plus important- ils étaient touchés par la représentation vivante sous forme de portraits de nos amis dans la vie de tous les jours. Un nombre incalculable de personnes disaient que c’était beaucoup plus enrichissant d’assister à ces choses lorsqu’elles prennent vie plutôt que d’en prendre connaissance par les moyens de froides statistiques dans un reportage, et qu’ils pouvaient trouver des moyens d’agir (un peu plus) sur leur vie quotidienne.</p>
<p dir="ltr">A Jénine, presque la moitié des spectateurs étaient en larmes, reconnaissants du fait que leurs histoires aient été racontées. Le plus grand des honneurs était d’entendre des palestiniens nous dire que les histoires semblaient réelles, actuelles et que ce travail théâtral leur rendait justice. Nous avions seulement entendu parler notre metteuse en scène de la façon dont ce type de travail était reçu émotionnellement par les personnes qui entendent leur propre histoire dans la pièce. En toute honnêteté, nous ne l’avions pas cru par peur de pervertir la souffrance de ces personnes avec nos privilèges de “Western yankees”. Et c’est seulement à la fin de la pièce que j’ai réalisé que ce que Annet disait était la pure vérité.</p>
<p><a href="http://generation-palestine.org/2012/08/15/festival-international-du-thtre-des-jeunes-en-palestine-tmoignage/428947_180019088798005_1543919059_n/" rel="attachment wp-att-3981"><img class="size-medium wp-image-3981 aligncenter" src="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2012/08/428947_180019088798005_1543919059_n-300x200.jpg" alt="428947 180019088798005 1543919059 n 300x200 Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage" width="300" height="200" title="Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage" /></a></p>
<p style="text-align: center;" dir="ltr"><strong>Le Festival International du Théâtre des Jeunes &#8211; Théâtre d’Ashtar</strong></p>
<p dir="ltr">Pendant 10 jours, 60 étudiants, 5 metteurs en scène, 8 théâtres et plus de 15 nationalités représentées se regroupent en ateliers -toute la journée et tous les jours- et se mettent au travail en vue d’une représentation finale au Palais Culturel de Ramallah, ici en Falastine. Et peut-être le plus important était qu’on vivait ensemble, qu’on mangeait ensemble, qu’on cohabitait dans des chambres, qu’on faisait des lessives, on chantait, dansait, riait et pleurait sur l’épaule les uns des autres. Qu’on soit de Palestine, de Jordanie, d’Europe ou de Colombie, on partageait ce qu’on avait en commun et on apprenait où résidaient nos différences. Même les stagiaires de l’équipe de restauration faisaient autant partie de la famille que les gérants du lieu où nous habitions. Tous les soirs, nous partagions histoires et chansons jusqu’à l’aube.</p>
<p dir="ltr">Au premier jour, une fois installés, reposés et rassasiés d’un petit-déjeuner copieux, nous participons à une série d’ateliers d’introduction de la metteuse en scène locale (Iman Aoun, metteuse en scène des Monologues de Gaza) et des quatre metteurs en scène invités (Annet Henneman, Teatro di Nascosto &#8211; Italie ; Fernando Nope, Stockholm School of the Arts &#8211; Suède ; Lydia Beata, Suite42 &#8211; Allemagne ; Uta Plate &#8211; Die Schaubühne Berlin, Allemagne) où ils mettent en valeur leur style de jeu. Cela comprend donc du théâtre-forum &#8211; technique du Théâtre de l’Opprimé -, de la danse contemporaine expressive, de la recherche de la mémoire contenue dans le corps et du théâtre-reportage. Pendant la semaine qui suit, nous nous dispatchons en quatre groupes, chacun étant sous la direction d’un metteur en scène, créant une petite pièce par groupe dans le but de les rassembler à la fin en une seule représentation de 2h.</p>
<p dir="ltr">Entre temps, nous visitons également tous les jours une autre ville ou site historique. Pour les européens, c’était la chance de voir des endroits célèbres, et pour les Falastiniens l’opportunité de montrer leurs connaissances et la connexion à leur pays. Chacun d’entre eux avait au moins une histoire d’un membre de leur famille qui vivait autrefois à tel endroit, d’un ami qui a été exilé de tel autre endroit, pour qu’ainsi se forme peu à peu une image du paysage humain et, par extension, de l’occupation.</p>
<p dir="ltr">Jour 7, nous allons au Palais Culturel de Ramallah où nous jouerons tous ensemble le dernier jour du festival. Chacun à leur tour, les groupes présentent leur travail aux autres pendant que les metteurs en scène se réunissent pour se mettre d’accord sur la combinaison des travaux. Un groupe illustre le poème “If” (Si) de Rudyard Kipling (<a rel="nofollow" href="http://pages.infinit.net/fancy/si.htm">http://pages.infinit.net/fancy/si.htm</a>) sous forme de plusieurs scènettes mises en scène par chaque comédien et jouées les unes après les autres, tandis qu’un autre groupe met en scène une série d’histoires indépendantes de la vie de chaque comédien. Nous étions bouche bée en voyant jusqu’où chacun était allé,  les personnes en tant que comédiens et les groupes en tant qu’amis.</p>
<p dir="ltr">Les deux jours qui suivent sont un tourbillon d&#8217;entraînements non-stop et d’émotions. Nous développons des transitions entre chaque scène où le plateau est pris d’assaut par tous les comédiens sous forme de “serpents” et travaillons une danse d’ouverture et de fermeture pour symboliser “un pas vers demain”. De retour à l’auberge de jeunesse, malgré le besoin d’un bon sommeil, on ne pouvait pas s’empêcher de rester debout jusque très tard (ou très tôt) pour savourer les instants qu’il nous restait tous ensemble.</p>
<p dir="ltr">Le dernier jour du festival, et le jour J, les metteurs en scène nous motivent par des discours tandis qu’une dizaine de caméras se ruent dans le hall d’entrée. Une chose devient claire avant même que le spectacle ne commence : que les spectateurs aiment ou pas, ce séjour reste malgré tout une expérience inoubliable. Les liens interculturels, les apprentissages de tous les côtés et les connexions qui ont été faits sont bien plus un “pas vers demain” que n’importe quelle pièce de théâtre ne le sera jamais.</p>
<p dir="ltr">Le spectacle qui a suivi a été le meilleur qu’on ait pu espérer et tout le monde s’est donné entièrement tout le long. C’était plein de magie inattendue et de synchronicité qui n’auraient pu être provoquées que par un groupe véritablement uni, qui se nourrit de l’énergie des uns des autres. Toutes les erreurs techniques sont compensées par le professionnalisme des comédiens et, à la fin du spectacle, tous saluaient le public les larmes aux yeux. On en a parlé aux télévisions nationales ainsi qu’internationales et le projet tout entier a été largement documenté par notre propre équipe de film.</p>
<p dir="ltr"><a href="http://generation-palestine.org/2012/08/15/festival-international-du-thtre-des-jeunes-en-palestine-tmoignage/428846_180018568798057_656221746_n/" rel="attachment wp-att-3979"><img class="size-medium wp-image-3979 aligncenter" src="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2012/08/428846_180018568798057_656221746_n-300x200.jpg" alt="428846 180018568798057 656221746 n 300x200 Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage" width="300" height="200" title="Festival International du Théâtre des Jeunes en Palestine : témoignage" /></a></p>
<p style="text-align: center;" dir="ltr"><strong>Retour à la réalité</strong></p>
<p dir="ltr">Une fois le spectacle terminé, nous sommes retournés à l’auberge de jeunesse pour célébrer la fin du festival, non sans amertume. On s’était fait tellement de bons amis durant la semaine et voilà que la triste réalité nous revient au galop que nous, les européens, nous allions rentrer chez nous continuer nos vies confortables tandis que nos amis palestiniens retourneraient dans leur état constant d’incertitudes. Certains d’entre eux rigolaient même en nous disant que c’était peut-être la dernière fois qu’on se voyait.</p>
<p dir="ltr">Nous nous sommes dit au revoir, avons pris nos photos, promis solennellement de raconter leurs histoires dans nos pays respectifs et de revenir en Palestine, mais tout le monde savait que certaines promesses seraient vide de sens. Les différents groupes européens se préparaient psychologiquement à traverser la frontière, tout en minimisant les risques en supprimant les photos compromettantes des appareils et en cachant tous l’équipement fournis par Ashtar ou référant au festival.</p>
<p dir="ltr">Mon amie française et moi sommes les deux personnes qui ont décidé de rester ici un peu plus longtemps pour visiter nos amis du théâtre et s’en faire de nouveaux à travers le pays. Rien que cette semaine, nous avons passé deux jours au camp de réfugiés de Jénine, vivant avec deux de nos amis-collègues, et hébergés par la famille de l’un d’eux. Nous avons partagé avec eux les dîners de Ramadan, les petits-déjeuners à l’aube et jeûné avec eux la journée. Nous avons traîné ensemble, joué avec sa petite soeur (8 ans) et son neveu terriblement effronté Ahmad (2 ans), raconté nos histoires drôles ou tristes, et nous sommes même allés à une soirée et avons fumé la shisha.</p>
<p dir="ltr">Bien sûr, le soir même du jour où nous sommes partis de chez eux, nous avons appris que l’autorité palestinienne avaient fusillé la maison où nous avions séjourné. Toute la famille était à l’intérieur, dont le petit Ahmad. Dieu merci ils sont sains et saufs. Sauf que l’autorité palestinienne ont communiqué un ultimatum à notre ami : se rendre ou une balle dans la tête. En effet, ils veulent lui mettre le meurtre du maire de Jénine abattu il y a quelques mois sur le dos car ils n’ont aucun suspect et il est étiqueté comme “fauteur de troubles local”.</p>
<p dir="ltr">Nous avons parlé avec lui au téléphone tout juste une heure avant qu’il ne parte se cacher. Il blaguait, riait, nous disant que ce n’est pas si grave, qu’il l’a déjà fait avant, qu’il sait que c’est risqué mais que c’est mieux que de passer encore deux ans en prison. Nous n’avons aucune nouvelles depuis.</p>
<p dir="ltr">Ainsi la vie continue, ici en Falastine. Une douloureuse piqûre de rappel nous disant que derrière chaque histoire bien rodée existe un réel visage humain, un réel battement de coeur, le frère de quelqu’un, la fille de quelqu’un, le cousin, le professeur, l’élève, le travailleur, l’ami&#8230; et cette fois, notre ami.</p>
<p style="text-align: right;" dir="ltr"><em>Ali Majinoun</em></p>
<p style="text-align: right;" dir="ltr"><em>Traduction : Laflaffy</em></p>
<p><strong>Théâtres palestiniens participants</strong><br />
Théâtre Ashtar (Ramallah) : <a rel="nofollow" href="http://www.thegazamonologues.com/">http://www.thegazamonologues.com/</a><br />
Théâtre Al-Harah (Bethlehem) : <a rel="nofollow" href="http://www.alharah.org">www.alharah.org</a><br />
Théâtre de la Liberté (Camp de réfugiés de Jénine) : <a rel="nofollow" href="http://www.thefreedomtheatre.org/">http://www.thefreedomtheatre.org/</a></p>
<p><strong>Théâtres internationaux participants</strong><br />
Schaubühne (Berlin &#8211; Allemagne) : <a rel="nofollow" href="http://www.schaubuehne.de/">http://www.schaubuehne.de/</a><br />
Suite42 (Berlin-Allemagne) : <a rel="nofollow" href="http://www.suite42.org/">http://www.suite42.org/</a><br />
Teastro di Nascosto (Volterra &#8211; Italie) : <a rel="nofollow" href="http://teatrodinascosto.jimdo.com/">http://teatrodinascosto.jimdo.com/</a><br />
Kulturskolan ( Stockholm &#8211; Suède) : <a rel="nofollow" href="http://www.stockholm.se/kulturskolan">http://www.stockholm.se/kulturskolan</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sécurité d&#8217;Isra-&#8221;HELL&#8221;</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2012/07/28/3961/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jul 2012 23:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>zackasan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai aucun talent d&#8217;écrivain, mais on m&#8217;a appris que le silence était comme une acceptation de l&#8217;injustice. Que celui ou celle qui se tait face à celle-ci est complice avec l&#8217;oppresseur. Martin Luther King disait:&#8221;Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui, coopère avec lui!&#8221; Je ne pourrai malheureusement pas changer le cours ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai aucun talent d&#8217;écrivain, mais on m&#8217;a appris que le silence était comme une acceptation de l&#8217;injustice.<br />
Que celui ou celle qui se tait face à celle-ci est complice avec l&#8217;oppresseur.<br />
Martin Luther King disait:&#8221;Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui, coopère avec lui!&#8221;<br />
Je ne pourrai malheureusement pas changer le cours des choses ni effacer définitivement les maux qui rongent notre société, mais, armée d&#8217;un bic et d&#8217;une feuille, j&#8217;aimerais jetter à la face de cette page blanche mon cri de révolte.</p>
<p>Vendredi 20 juillet 2012: Ça y est!!! Je m&#8217;envole enfin pour mon second voyage en Palestine. Je suis impatiente de pouvoir à nouveau fouler la terre sainte et serrer dans mes bras toutes ces belles personnes que j&#8217;ai rencontrées sur place, l&#8217;été passé et qui n&#8217;ont jamais quittées mes pensées.<br />
Je rejoins 2 amis lors de mon escale en Turquie: Abdeljalil et Qassim.<br />
C&#8217;est ensemble que nous décidons de passer les contrôles à Tel Aviv.<br />
Arrivés sur place, nous sommes tiraillés entre plusieurs émotions: d&#8217;une part la joie immense d&#8217;être &#8220;revenus&#8221;, d&#8217;autre part le stress grandissant cultivé par cette simple question: &#8220;Allons nous obtenir notre visa sans difficultés?&#8221;</p>
<p>Il est 23h45. En 5 minutes je reçois mon visa. Pour mes camardes, ça parait plus compliqué! Je les accompagne dans la fameuse pièce &#8220;en attente de réponse&#8221; <img src='http://generation-palestine.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="icon smile Sécurité dIsra HELL" class='wp-smiley' title="Sécurité dIsra HELL" /><br />
Je suis confiante et sereine! Nous sommes de simples touristes! Il n&#8217;y a absolument rien à nous reprocher! Ils peuvent nous faire attendre des heures, RIEN ne pourra ébranler notre amour pour ce pays&#8230;la Palestine!<br />
Les heures défilent et nous sommes interrogés chacun à notre tour:&#8221;Quel est le nom de ton père?&#8221; &#8220;Quel est le nom de ton grand père?&#8221; &#8220;Quel est le numero de téléphone de ta maison?&#8221; &#8220;Quel est ton numero?&#8221; &#8220;Ton adresse mail?&#8221; &#8220;Quel est ton métier?&#8221; &#8220;Connais tu des palestiniens?&#8221; &#8220;Es-tu venu manifester?&#8221; &#8230;<br />
Les portables de mes amis sont fouillés et mon passeport m&#8217;est repris.</p>
<p>Je ne comprends pas vraiment tout ce qui se passe, mais je reste convaincue que tout ce qu&#8217;ils mettent en place, n&#8217;est rien d&#8217;autre que de l&#8217;intimidation. Au fond, s&#8217;ils agissent de cette manière, c&#8217;est qu&#8217;ils ont des choses à cacher! Ils essayent par n&#8217;importe quel moyen de vous &#8220;dégoûtez&#8221; pour qu&#8217;à l&#8217;avenir, plus jamais vous ne souhaitiez revenir dans le pays qu&#8217;ils ont volé!</p>
<p>Il est environ 5h du matin, lorsqu&#8217;ils nous annoncent à Abdeljalil et moi que nous n&#8217;obtiendrons pas de visa!<br />
Contre toute attente, Qassim, lui reçoit le sien!<br />
Mes espoirs s&#8217;envolent! Comment pouvaient-ils me refuser un visa alors qu&#8217;ils me l&#8217;avaient déjà donné quelques heures auparavant?!?!?<br />
De quel droit pouvaient-ils nous interdire l&#8217;accès à un territoire qui n&#8217;est même pas le leur?!?!?<br />
La simple réponse qui nous sera donnée est la suivante: &#8220;Pour la SÉCURITÉ d&#8217;Israel&#8221;.<br />
À cet instant précis, je ne sais même pas si je dois rire ou pleurer!<br />
Tout cela me semble tellement surréaliste!!!!!<br />
Je m&#8217;appelle Aurélie, j&#8217;ai 27 ans, je suis puéricultrice, convertie et j&#8217;aime voyager. En quoi cela fait-il de moi une &#8220;potentielle&#8221; terroriste?!?!?!?</p>
<p>Nous sommes fouillés ainsi que nos bagages: le gel douche, le pot de Nutella et même les cotons tiges y passent.<br />
Mon sac à main (qui cela dit en passant appartient à ma maman) est confisqué! Il semblerait qu&#8217;il contienne des traces suspectes. Le sac d&#8217;Abdeljalil subit le même sort.<br />
Comble de l&#8217;ironie, je reçois un autre sac à la place, offert gracieusement par cet état &#8220;fictif&#8221; d&#8217;imposteurs. On peut y lire :&#8221;Bon voyage! Israël Airports authority&#8221;.<br />
Je nage en plein cauchemar!!!!!!!<br />
Ils ont vidé nos sacs et étalé notre intimité aux yeux de tous.<br />
Mais cela me paraît dérisoire comparé à ce qui nous attend&#8230;</p>
<p>Il est environ 6h du matin: 2hommes surgissent de nulle part et nous ordonnent de les suivre. Nous sommes obligés de monter dans une camionnette garée sur le tarmac de l&#8217;aéroport.<br />
La pression monte, le battement de mon cœur s&#8217;accélère et la peur m&#8217;envahit. Heureusement qu&#8217;Abdeljalil est à mes côtés! Sans lui, je pense que je n&#8217;aurai pas tenu le coup!<br />
Nous ne savons pas pourquoi ils nous ont refusé le visa, mais pire encore, nous ne savons absolument pas ou ils nous emmènent! Ils ne nous disent RIEN&#8230;pas UN mot!!!!!!</p>
<p>6h30: arrivée au centre de détention! J&#8217;ai du mal à y croire! Vu la hauteur des grillages qui se dressent devant moi, je n&#8217;ai plus de doute: ils vont nous jetter en prison!!!<br />
Nous devons laisser toutes nos affaires dans une pièce au sous-sol. Je refuse! Je veux passer un coup de fil pour prévenir ma famille. Les 2 gardes s&#8217;énervent, lèvent la voix et m&#8217;obligent à me séparer de mon sac à main. Les larmes montent&#8230;je suis tétanisée par la peur! Moi qui rêvais de prier sur l&#8217;Esplanade des mosquées, je me retrouve en détention!<br />
Nous devons monter à l&#8217;étage et nous asseoir dans un fauteuil.<br />
Je n&#8217;ai plus la force de résister, heureusement, Abdeljalil en a pour nous 2! Les gardes nous apportent des draps de lit. Abdeljalil refuse de passer une minute de plus dans cet endroit et réclame un appel à notre ambassade. Rien n&#8217;y fait! Nous sommes séparés et emmenés dans nos cellules respectives. Pas d&#8217;explication, pas d&#8217;appel!</p>
<p>Dans ma cellule il y a 3 autres femmes. Impossible de communiquer avec elles: elles ne parlent ni français ni anglais. Dans la cellule voisine, j&#8217;aperçois par la vitre, une maman tenant son bébé dans ses bras!<br />
La lumière reste allumée jour et nuit! Je n&#8217;ai aucun moyen de savoir l&#8217;heure qu&#8217;il est. Je perds la notion du temps ainsi que l&#8217;envie de manger ou de boire. Je ne peux m empêcher de penser à mes frères et sœurs palestiniens. Eux qui vivent ces situations d injustice quotidiennement! Les autorités israéliennes ont le droit de les enfermer sans aucun motif. C&#8217;est ce qu&#8217;ils appellent: &#8220;détention administrative&#8221;. Durant 6 mois ils privent les palestiniens de liberté. Ensuite ils les relâchent puis ils rehitèrent cette arrestation autant de fois qu ils le souhaitent! Ils le font jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils arrivent à leur fin: briser un être humain!</p>
<p>Après quelques heures, nous avons enfin la possibilité de passer un appel! Si nous utilisons leur téléphone, nous pouvons uniquement contacter un numero israélien! Qui voulez-vous que j&#8217;appelle en Isra-HELL?!?!? Heureusement ils nous laissent apeller nos familles avec nos portables.</p>
<p>À 4h du matin, le lendemain, ils viennent enfin nous annoncer qu&#8217;il est l&#8217;heure de rentrer chez nous! Je retrouve Abdeljalil. Nous sommes escortés jusqu&#8217;à notre avion. Nos passeports sont confiés au commandant de bord.<br />
Il n&#8217;y a plus qu&#8217;une seule chose qui compte à mes yeux: serrer mes proches dans mes bras!<br />
Arrivés en Turquie, Abdeljalil prend son vol jusqu&#8217;à Paris et moi je rentre à Bruxelles.</p>
<p>Il est 14h&#8230;j&#8217;aperçois ma maman et mes amis! Je réalise enfin que tout est terminé et que, grâce à Dieu, nous avons pu retrouver nos familles.</p>
<p>J&#8217;aimerais que vous partagiez un maximum ce témoignage svp. J&#8217;aimerais que le peuple se réveille.<br />
Ceci n&#8217;est pas un appel à la haine, juste une prise de conscience. Oui, il y a bien un oppresseur et un opprimé! Oui, il y a bien une injustice flagrante qu&#8217;ils aimeraient nous faire taire!<br />
Mais la Palestine vit dans notre cœur&#8230;nous n&#8217;abandonnerons jamais le combat!<br />
Palestine vivra, Palestine vaincra!</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La dimension stratégique de la bataille des prisonniers politiques palestiniens et les tâches du mouvement de solidarité internationaliste</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2012/05/04/la-dimension-stratgique-de-la-bataille-des-prisonniers-politiques-palestiniens-les-tches-du-mouvement-de-solidarit-internationaliste/</link>
		<comments>http://generation-palestine.org/2012/05/04/la-dimension-stratgique-de-la-bataille-des-prisonniers-politiques-palestiniens-les-tches-du-mouvement-de-solidarit-internationaliste/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 May 2012 18:10:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samadoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[BDS]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le dernier paragraphe (Notre combat) de son article  &#8221;Pour quoi se battent les prisonniers politiques Palestiniens ?&#8220;, Ameer Makhoul qui est un dirigeant de la société civile palestinienne,  prisonnier politique  actuellement enfermé à la prison de Gilboa, énonce clairement les raisons du combat des prisonniers. &#8220; La véritable préoccupation pour le peuple sous occupation n’est pas ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Dans le dernier paragraphe (Notre combat) de son article  &#8221;<a rel="nofollow" href="http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11667">Pour quoi se battent les prisonniers politiques Palestiniens ?</a>&#8220;, Ameer Makhoul qui est un dirigeant de la société civile palestinienne,  prisonnier politique  actuellement enfermé à la prison de Gilboa, énonce clairement les raisons du combat des prisonniers.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">&#8220; <em>La véritable préoccupation pour le peuple sous occupation n’est pas de savoir si la détention de leurs fils ou de leurs filles relève d’un ordre administratif israélien ou d’un ordre de tribunal militaire ou civil. L’oppression, la répression et le pillage sont identiques, quel que soit l’outil que l’occupation utilise. La bataille d’Adnan est un combat contre le projet colonialiste dans son ensemble et pas seulement contre l’un de ses outils.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais quand des dirigeants palestiniens et des militants des droits de l’homme déclarent que la prochaine étape consiste à intensifier la campagne contre les ordres de détention administrative, cela montre une faiblesse et une vision erronée.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La bataille contre les lois d’urgence israéliennes est une bataille qui regarde les Israéliens, pas le peuple palestinien. <strong>La bataille pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux dans le monde qui s’opposent à l’occupation et au colonialisme, est contre l’occupation et l’État occupant, et pour la libération nationale, pour le rétablissement de la patrie et le retour de ses habitants aujourd’hui réfugiés et exilés.</strong></em><strong>&#8220;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une <a rel="nofollow" href="http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11741">interview récente</a>, Khader Adnan , à qui on demandait les raisons de sa grève de la faim le jour de son arrestation,  réaffirmait  lui aussi les objectifs stratégiques du combat des prisonniers et de son action. En se mettant en grève de la faim le jour de son arrestation il affirmait ainsi ne pas se battre seulement contre les mauvaises conditions de détention,  et  contre la &#8220;détention administrative&#8221; mais contre l&#8217;injustice de l&#8217;arrestation elle -même :  <em>&#8220; </em><em>Ma réjection de la détention administrative est le complément direct de ma réjection de l’occupation elle-même et de ma quête pour retrouver la dignité qui nous a été volée par les Israéliens.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réaffirmation des revendications fondamentales :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;un et l&#8217;autre affirment que l&#8217;objectif stratégique de la bataille engagée est la fin de l&#8217;occupation, de la colonisation, le retour des Réfugiés et la libération nationale. Qu&#8217;ils ne refusent pas seulement les mauvaises conditions, la torture, l&#8217;arbitraire illégal de la détention administrative mais le fait des arrestations elles-mêmes. Même si Israël cessait les détentions administratives et respectait les droits des prisonniers, il faudrait combattre les arrestations et exiger la libération de tous les prisonniers. Ce qui ne saurait advenir sans la fin de l&#8217;occupation, de la colonisation et de l&#8217;apartheid.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce retour aux revendications fondamentales et cette volonté de lier les objectifs tactiques aux objectifs stratégiques est énoncé avec fermeté dans l&#8217;Appel BDS Palestinien de 2005 et réaffirmé sans cesse. Il semble que, au delà des partis impliqués, l&#8217; esprit qui anime la bataille actuelle des prisonniers palestiniens est celui de  l&#8217;écrasante majorité de la société civile palestinienne aujourd&#8217;hui et que nous connaissons mieux depuis et à travers l&#8217;Appel BDS. Rien de surprenant à cela puisque la quasi totalité des associations de prisonniers et des familles sont signataires de l&#8217;Appel BDS. A l&#8217;occasion de la journée internationale des prisonniers 12 organisations palestiniennes de prisonniers et de familles des prisonniers ont signé aux côtés du BNC Palestinien (Comité National Palestinien pour le BDS) un appel adressé aux sociétés civiles et aux organisations des droits de l&#8217;Homme demandant de boycotter l&#8217;entreprise israélienne G4S qui exporte dans le monde son &#8220;savoir faire&#8221;(!) en matière de surveillance et de répression dans les prisons.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;appel des organisations de prisonniers au mouvement de solidarité : Inclure la question des prisonniers dans le BDS.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sans doute sur le plan tactique faut-il dénoncer les violations du droit international et des conventions qui régissent les droits des prisonniers, sans doute faut-il dénoncer la &#8220;détention administrative&#8221; parce qu&#8217;elle est illégale au regard du droit actuel et aussi parce qu&#8217;elle est une forme de torture psychologique. Mais rien ne serait plus dommageable que d&#8217;isoler la lutte tactique pour le respect des droits des prisonniers et contre la détention administrative de l&#8217;objectif stratégique qui est la libération nationale du peuple Palestinien et le retour des Réfugiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Que les ONG humanitaires et des droits humains s&#8217;en tiennent à réclamer l&#8217;application des conventions de Genève en matière du droit des prisonniers et exigent l&#8217;interdiction de la détention administrative, cela relève de leur registre d&#8217;intervention et c&#8217;est tout à leur honneur. Le mouvement de solidarité à la Palestine se tient et se tiendra sans conteste à leurs côtés dans ce travail incontournable et indispensable.</p>
<p style="text-align: justify;">Il appartient au mouvement de solidarité, non seulement de faire connaître et de porter l&#8217;ensemble des objectifs (tactiques et stratégiques) de la bataille engagée par les prisonniers Palestiniens, mais aussi et surtout d&#8217;inventer les actions et les modalités d&#8217;un rapport de force qui fasse reculer Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">En liant la lutte actuelle des prisonniers à la campagne BDS internationale, les 12 organisations palestiniennes de défense des prisonniers ont clairement fait entendre leur choix et nous appellent explicitement à inclure la question des prisonniers politiques palestiniens dans la Campagne internationale BDS.</p>
<p style="text-align: justify;">José Luis Moraguès</p>
<p style="text-align: justify;">29 avril 2012</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.protection-palestine.org/">CCIPPP</a>- BDS France.</p>
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		<title>Discussion IAW de Paris, de ‘Free Speech to Free Palestine’ Mbuyiseni Ndlozi, 29 février 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 09:27:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>zackasan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[BDS]]></category>
		<category><![CDATA[bourse]]></category>
		<category><![CDATA[mbuyeseni]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce texte a été traduit directement depuis l'anglais. Des fautes de frappes peuvent être présentes. Les développements de la lutte pour la Solidarité  Palestinienne à Paris ne doivent pas être isolé des vastes technologies oppressantes qui ont mener nos discours politiques au cours des années sur l’oppression palestinienne. La liberté d’expression n’est pas la seule ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<pre><strong>Ce texte a été traduit directement depuis l'anglais. Des fautes de frappes peuvent être présentes.</strong></pre>
<p>Les développements de la lutte pour la Solidarité  Palestinienne à Paris ne doivent pas être isolé des vastes technologies oppressantes qui ont mener nos discours politiques au cours des années sur l’oppression palestinienne. La liberté d’expression n’est pas la seule chose visée par les puissances.  Ailleurs, c’est la liberté de protestation ou d’assemblée. La suppression de la délibération politique publique sur la question palestinienne est donc liée aux efforts de plusieurs acteurs de la hiérarchie sociopolitique occidentale pour avoir la situation résolue selon leurs modalités.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La personne typique occidentale fut mise dans un sommeil profond pendant des décennies par plusieurs mensonge tels que: le conflit porte sur la religion, c’est un conflit entre deux nations, deux états. Ces deux discours maintiennent la distance de l’observateur, supposé neutre. Il a du mal à se positionner par rapport au conflit.</p>
<p>Ceci se produit de deux manières : d’une part les grandes puissances jouent sur la paranoïa occidentale du terrorisme qui, de nos jours, se résume au Hijab et au Keffieh, masquant des visages non-blanc, et non juifs.  Le musulman extrémiste est tenu responsable de la perturbation de l’ordre séculaire social, de transformer une culture libre en une situation dogmatique religieuse et affreuse. Le Musulman extrémiste porte une bombe. &#8220;Regardez son corps brun habillé avec une djellaba pour le dissimuler, elle monte dans nos moyens de transports modernes (le bus, le train) ; regardez elle va se faire exploser avec nous.&#8221;</p>
<p>« Nous devons nous protéger contre elle », disent les gouvernements occidentaux. Avant, la crainte était celle du communisme, ou ce que les nationalistes Afrikaners en Afrique du Sud ont appelé « die rooi gevar » c.-à-d. danger rouge. Les combattants de la libération en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et aux Caraïbes ont été porteurs de cette nomination dans le passé.  Le héros de la réconciliation raciale sud-africaine, Nelson Mandela fut lui même considéré comme terroriste et emprisonné, condamné à vie.<strong><strong>   </strong></strong></p>
<p>Pourtant l’histoire de Mandela met en évidence que le combattant de la libération est un être humain dont le discours a été entendu, dont la capacité de s’engager dans le dialogue humain et entre communautés a été asphyxié par une situation d’oppression. Cette personne n’à aucun autre choix que de crier par son corps enchaîné. Oliver Tambo a dit : « la pire des horreurs est de vivre sa vie à jamais comme un esclave, comme un sous humain haï et méprisé, et cela nous le refusons. »</p>
<p>D’une autre part, il y a le passé de l’antisémitisme en Occident, l’horreur de l’extermination juive en Allemagne soutenue par la haine transnationale des Juifs. Ce fantôme, le génocide industrialisé où des technologies modernes furent examinées, développées et employées pour éliminer des millions de Juifs plonge l’observateur neutre occidental dans un silence sur les actions destructrices et inhumaines de l’Etat israélien en Palestine.</p>
<p>Le sionisme, ce processus de transformation de l’identité juive en fin politique dont le coût exprimé quotidiennement dans un militarisme juif provoque ce ravage; il fait appel à ce fantôme, ce poison mortel dont l’Occident a du souffrir pour en justifier l’existence, un projet entier d’oppression raciale.  Cette logique idiote qui, parce que les Afrikaners racistes ont tué mon oncle, ce qu’ils ont fait, justifie ma destruction continue du migrant Zimbabwe,  ma xénophobie comme la leur.</p>
<p>Mais aujourd’hui et au cours des dernières années, un nouveau discours est née, un nouveau message qui gagne non seulement les oreilles du supposé observateur neutre qui regarde les informations sur le peuple palestinien sans en discerner les liens avec sa propre vie, mais ce nouveau discours gagne aussi l’attention de la société palestinienne elle-même. Ce nouveau message est la cause de la fermeture des plates-formes religieuses des les universités et les établissements associés.</p>
<p>La message de notre parcours vers la libération et maintenant décrites par des principes dont les puissances savent qu’elle éveillera l’observateur inaffecté de son sommeil, qu’elle brisera les mensonges et écrasera les murs les séparant de la souffrance qu’Israël lâche sur le peuple Palestinien. Elle soulèvera la conscience des personnes ordinaires au-delà de la culpabilité et de la crainte, puisqu’il sera de plus en plus évident qu’elles ne peuvent demeurer silencieuses alors qu’elles sont impliquées dans un régime politique si violent.</p>
<p>Beaucoup parmi nous ont choisi au cours des années un coté sûre, celui de la neutralité car ils tombé dans le discours des deux états, pourtant la Palestine est gouvernée et contrôlée par un régime destructeur. Ce nouveau message menace cette neutralité, cette position sûre dont l’intention est de nous rendre ignorant des injustices humaines et de la haine qui mène le racisme de l’état d’Israël. Cette neutralité veut qu’on réponde aux politiques  tels que la solution à deux états, une autorité palestinienne, le juge arabe de la Cour Suprême d’Israël mais pas au nettoyage ethnique des Palestiniens par les Sionistes en 1948 ni au massacre de Gaza et à tout les pratiques discriminatoire qui tendent a transformer les Palestiniens en poubelle humaine.</p>
<p>Cette neutralité veut que nous ignorons qu’Israël veut construire une société politique d’exclusivité au prix de l’aliénation et de l’annihilation total des palestiniens tout en ignorant leur droit de retour; une histoire évidente de la dépossession coloniale. Quel est ce nouveau message et pourquoi inquiète-il l’Israel et les gouvernements qui le soutiennent en occident ?</p>
<p>C’est un message de Boycotts, du Désinvestissement et des Sanctions au nom de la justice, de la liberté et de l’égalité.</p>
<p>Par le Boycotts, Désinvestissement et Sanction nous ne faisons plus appel aux gouvernements du monde, à leurs lois, compagnies et bénéfices, ni sur les Nations Unis et ses résolutions.</p>
<p>Non, par le BDS nous faisons appel à nous-mêmes, nous faisons appel à quelque chose d’encore plus grand, plus fort et inévitable…nous faisons appel à la Puissance du Peuple : Amandla Ngawethu!</p>
<p>Nous nous rappelons par la situation sud-africaine que les gouvernements du monde n’écoute pas aux lois et aux résolutions. Nous nous rappelons de leur complicité dans le génocide du Rwanda, et dans le système d’Apartheid il y a 60 ans.</p>
<p>Faisons une pause alors, car si l’apartheid n’a pas été condamné jusqu’en 1974 par le droit international, nous devons essayer de pensé à ce qu’ont fait les activistes à Paris, Londres, Colombie et Amsterdam pour mobiliser contre l’apartheid.</p>
<p>L’apartheid n’a pas été condamné pour ses propositions politiques basiques, que les personnes blanches d’Afrique du Sud ont voulu établir une communauté politique d’exclusivité aux dépens du peuple africain autochtone, en ignorant le crime du colonialisme et de l’esclavage.</p>
<p>Par définition, c’est un système de séparation ou les blancs vivent seulement entre eux. Pour une personne aimant la justice, poursuivant liberté et défendant l’égalité, ce système est offensif et doit être opposé avec la rigueur politique nécessaire.</p>
<p>La justice, la liberté et l’égalité sont des principes que nous devons juger cher à nos cœurs pendant que nous nous rachetons de s’être impliquer dans n’importe quelle injustice dans le monde.</p>
<p>C’est ce qu’Israël et les gouvernements craignent : la conscience qu’Israël n’est pas une communauté politique établie sur ces valeurs.</p>
<p>Le BDS dit au public de réclamer son système politique et éducationnel puisqu’ils sont employés contre la justice, la liberté et l’égalité.</p>
<p>Réveillez-vous Paris, et respirez l’air frais de la liberté.  Vous êtes connu pour être plus fort que ça, redressez votre réputation historique et déclarez Paris une ville libre du sionisme.</p>
<p>Par le Boycotts, le Désinvestissement et les Sanctions, donnez un cadeau efficace que mon peuple à reçu sous l’Apartheid en Afrique du Sud, un cadeau de solidarité international au peuple palestinien qui affronte un régime politique encore plus horrifiant que celui qu’on a confronté.</p>
<p>Merci et Free, Free, Palestine</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div></div>
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		<title>Notes sur l&#8217;actualité proche-orientale</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 13:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vivian</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[bourse]]></category>
		<category><![CDATA[el al]]></category>
		<category><![CDATA[hacker]]></category>
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		<description><![CDATA[COLONISATION ISRAELIENNE, DIVISION DES PARTIS POLITIQUES PALESTINIENS. Israël intensifie sa colonisation de la Palestine et continue régulièrement les bombardements criminels à Gaza, en totale contradiction avec les injonctions plus ou moins hypocrites de la « communauté internationale ». Dans un contexte de crise mondiale et de montée des égoïsmes nationaux, les discours du gouvernement israélien ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">COLONISATION ISRAELIENNE, DIVISION DES PARTIS POLITIQUES PALESTINIENS.</p>
<p align="justify">Israël intensifie sa colonisation de la Palestine et continue régulièrement les bombardements criminels à Gaza, en totale contradiction avec les injonctions plus ou moins hypocrites de la « communauté internationale ». Dans un contexte de crise mondiale et de montée des égoïsmes nationaux, les discours du gouvernement israélien se font de plus en plus agressifs envers les peuples arabes et iranien. Une guerre des pays occidentaux contre l’Iran serait suicidaire, ce pays étant assuré du soutien de la Russie et de la Chine, dont les budgets militaires augmentent considérablement d’année en année.</p>
<p align="justify">Du côté des partis politiques palestiniens, la division perdure, contrairement à l’espoir soulevé il y a quelques mois au Caire. Le Hamas et le Fatah &#8211; mis sous pression par la jeunesse palestinienne qui avait pris les rues et les places, et par la révolte des peuples qui affaiblit leurs alliés respectifs &#8211; y avaient en effet promis de mettre fin à la division entre Gaza et la Cisjordanie. Les causes de l’échec qui semble se profiler sont multiples. Un désaccord sur la nature du gouvernement est mis en avant par les deux partis. Le Hamas, qui règne sur Gaza, prône un gouvernement d’　«　union nationale　», regroupant des personnalités des différents partis politiques. Ce gouvernement ne pourrait cependant pas comprendre Salam Fayad, l’actuel premier ministre, qui est vu par les dirigeants du Hamas comme le symbole des compromissions de l’Autorité Palestinienne («　coopération sécuritaire　» avec Israël, négociations sur les frontières et le droit au retour, etc). Quant à eux, les dirigeants du Fatah répètent que le Hamas n’a 　pas compris　 l’objet de la réconciliation : la constitution d’un «　gouvernement technocratique　» ayant pour tache de gérer les territoires palestiniens et leur population, dans l’attente de jours meilleurs, et non la constitution politique d’un «　gouvernement d’union nationale ».</p>
<p align="justify">Par ailleurs, les deux partis s’accusent mutuellement d’avoir des intérêts les empêchant de faire aboutir les négociations liées à la réconciliation. Khaled Mechaal, chef du Hamas en exil à Damas et grand artisan de l‘accord du Caire, serait en désaccord avec les chefs du Hamas en Palestine, ces derniers voulant garder leur influence sur la population de la Bande de Gaza. Le Hamas est aussi soumis aux pressions du Hezbollah libanais et du gouvernement iranien. De son côté, le Fatah serait trop occupé à son projet de reconnaissance de l’Autorité Palestinienne en tant qu’État, cela afin de sauver son image autant que sa bureaucratie.</p>
<p align="justify">PLURALITE DES RESISTANCES.</p>
<p align="justify">Si les inconvénients de cette division paraissent évidents d‘un point de vue institutionnel, ils n’empêchent cependant pas un certain nombre de convergences dans les oppositions à l‘occupant israélien. La capture par le Hamas du sergent major Guilad Shalit et sa séquestration pendant cinq ans a récemment permis la libération de mille prisonniers palestiniens. Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, a été obligé de se réjouir de l’évènement. Celui-ci est allé jusqu‘à saluer lors d’une interview donnée à la télévision égyptienne le savoir faire du Hamas, qui a réussi à cacher le soldat pendant cinq ans sur un territoire aussi petit que celui de la Bande de Gaza. Ces déclarations ont bien sûr créé la polémique en Israël.</p>
<p>Nous devons aussi analyser les nombreuses cyber-attaques très coordonnées menées par des pirates informatiques contre les intérêts économiques israéliens, autant qu’à l’encontre des institutions de l’Etat. Qualifiés de «　terroristes　» par le gouvernement israéliens, ces groupes ont, ce lundi 16 janvier, réussi à mettre hors service les sites officiels de la Bourse de Tel-Aviv et de la compagnie aérienne El Al. Depuis deux semaines, plusieurs sites de propagande ou institutionnels avaient été attaqués, et de nombreuses coordonnées bancaires révélées. Comme les tunisiens qui avaient attaqué les réseaux de la police au cœur de la répression de Ben Ali, les égyptiens qui avaient publié les preuves des exactions de l’armée de Moubarak, les auteurs de ces piratages montrent que les débats et pratiques traversant les mouvements de «　hackers　» possèdent une réelle dimension révolutionnaire. Sans surestimer les effets de telles actions, au moment où le Pouvoir tend à se résumer à un agencement de dispositifs articulés en réseaux, que les flux de la puissance israélienne soient coupés est on ne peut plus encourageant. Le parallèle avec la guerre moderne (qui n’a pas pour but de détruire l’ennemi mais de l’isoler et de briser les liens) est évident. Enfin, chacun notera que partout dans le monde, les révoltes en cours poursuivent le double objectif de fédérer le plus largement possible tout en attaquant le Pouvoir en différents endroits. Il y a vingt-cinq ans, Michel Foucault écrivait déjà dans <em>La volonté de savoir</em> que « c&#8217;est sans doute le codage stratégique [des] points de résistance qui rend possible une révolution, un peu comme l&#8217;État repose sur l&#8217;intégration institutionnelle des rapports de pouvoir. ». Cela est d’autant plus vrai lorsque le pouvoir fonctionne à flux tendus …</p>
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		<title>Que répondre face au mépris ?</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 11:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Keltoum</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<description><![CDATA[Je voulais vider un sac , le mien, pas sur une table mais ICI parmi les miens. Pour raconter les regards, les messes basses, le mépris dit à voix haute mais qui n&#8217;est adressé à personne. Ces situations et d&#8217;autres pires, je suis sûre que plusieurs d&#8217;entre nous les ont vécues. La première remonte à début ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je voulais vider un sac , le mien, pas sur une table mais <strong>ICI</strong> parmi les miens. Pour raconter les regards, les messes basses, le mépris dit à voix haute mais qui n&#8217;est adressé à personne. Ces situations et d&#8217;autres pires, je suis sûre que plusieurs d&#8217;entre nous les ont vécues.</p>
<p>La première remonte à début 2010 alors que tombaient encore les bombes sur Gaza. J&#8217;étais allée voir une amie qui habite à Montrouge quasiment à la Porte d&#8217;Orléans. Mon sac en bandoullère arborait les badges du drapeau palestinien et Free Gaza. Dans l&#8217;ascenseur deux femmes sont montées et j&#8217;avais ma musique sur les oreilles mais j&#8217;ai pu entendre ce qu&#8217;elles disaient.   Ce qu&#8217;elles disaient n&#8217;avait rien à voir avec un bonjour et les petits sourires gênés qu&#8217;on peut se faire dans les ascenseurs car la promiscuité nous rend nerveux. Ce qu&#8217;elles disaient c&#8217;était leur réprobation de voir &#8220;jusqu&#8217;ici&#8221; des signes de solidarité avec les palestiniens et palestiniennes. Je n&#8217;ai pas répondu et je suis descendue à mon étage.</p>
<p>Le &#8220;jusqu&#8217;ici&#8221;  c&#8217;est un territoire où elles pensaient être protégées de cette solidarité. Un territoire qui leur appartenait où personne ne pouvait venir ébranler leurs convictions. Le &#8220;territoire&#8221; toujours le &#8220;territoire&#8221;. Qui parle d&#8217;importation du &#8220;conflit israélo-palestinien&#8221; sur le &#8220;territoire français&#8221; ?</p>
<p>Pas moi, quand je vais voir une copine dans le 9-2 je ne vais pas sur son &#8220;territoire&#8221;: je me promène, je prends le métro, le RER  je ne considère pas que tous ces endroits m&#8217;appartiennent mais je leur appartiens et j&#8217;y passe. Quant à mon sac, il n&#8217;est pas une arme de destruction massive comme peuvent l&#8217;être les armes israëliennes. Quoique? quand on sait la portée des symboles et des mots.</p>
<p>Pourquoi je parle du &#8220;territoire&#8221;?</p>
<p>La seconde anecdote remonte à mercredi dernier sur le chemin du retour du rassemblement de soutien au bateau français, à la flotille pour Gaza organisé à Franklin D. Roosevelt.</p>
<p>Dans le métro (bondé), je revenais avec une amie qui portait le keffieh et moi mes pancartes et nous discutions sur notre boulot. Nous nous sommes retrouvées, après des déchargements de voyageurs, aux côtés de 2 femmes qui souhaitant être entendues mais ne s&#8217;adressant pas directement à nous se sont mises à faire des commentaires sur notre façon de parler (pour elle &#8220;racaille&#8221;). Puis par moment des phrases en hébreu, qu&#8217;elle seules comprenaient. Leurs commentaires étaient assortis de  regards méprisants. Ma copine et moi nous nous regardions et avons continué notre conversation sans prêter attention à ce qui se disait. Pour ces deux femmes, il fallait nous affubler d&#8217;un qualificatif péjoratif (racaille) pour nous rendre méprisable. Mais derrière ce terme, je  ne peux pas m&#8217;empêcher de penser à l&#8217;assignation au &#8220;territoire&#8221; encore une fois. Parce que &#8220;racaille&#8221; veut dire quoi pour des personnes enfermées dans leur ghetto intra-muros ou du 16ème, ça veut dire banlieue et qui dit banlieue dit &#8220;territoire&#8221; éloigné et à tenir éloigné.</p>
<p>Nous rentrons dans une bulle que ces personnes (malheureusement que des femmes comme moi) pensent être la leur et elles souhaiteraient nous interdire de &#8220;territoire&#8221; comme les palestiniens et palestiniennes sont interdits du leur.</p>
<p>A la suite de chacune de ces anecdotes, je me suis sentie mal parceque je m&#8217;en voulais de ne pas avoir répondu,  je ne trouvais aucune justification à ce mépris parce qu&#8217;il n&#8217;y en a pas et quand je ne peux pas mettre de mots, c&#8217;est la colère qui reste.</p>
<p>Alors je voulais mettre des mots <strong>ICI</strong> pour atténuer la colère et recharger mes batteries pour les fois suivantes !!</p>
<p>Solidarité, solidarité, solidarité avec les soeurs et frères palestiniens et avec tous ceux qui luttent à leurs côtés.</p>
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		<title>Partenariat avec une école d&#8217;art de Gaza</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2011/12/18/partenariat-avec-une-cole-dart-de-gaza/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 10:55:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anykey</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Humanitaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Partenariat]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour (ou Bonsoir), Etudiant en première année à l&#8217;ERSEP de Tourcoing (anciennement les Beaux Arts) , j&#8217;ai proposé au directeur de l&#8217;école un partenariat avec une école d&#8217;art de Gaza ayant pour optique de lier une amitié forte et un partage culturel entre ces deux établissements. Toutefois, mon seul contact à Gaza est très pris ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour (ou Bonsoir),</p>
<p>Etudiant en première année à l&#8217;ERSEP de Tourcoing (anciennement les Beaux Arts) , j&#8217;ai proposé au directeur de l&#8217;école un partenariat avec une école d&#8217;art de Gaza ayant pour optique de lier une amitié forte et un partage culturel entre ces deux établissements.</p>
<p>Toutefois, mon seul contact à Gaza est très pris par ses études, je me permets donc de faire appel à vous pour avoir des renseignements sur les écoles d&#8217;art de Gaza , le directeur a donné comme seules conditions qu&#8217;elle soit publique, reconnue par l’État (un État même pas reconnue d&#8217;ailleurs, ce qui rend la situation très cocasse) et que celle ci soit destinée aux étudiants palestiniens du cycle supérieur.</p>
<p>De plus, la question des financements est primordiale, j&#8217;ai déjà des contacts avec certaines associations, mais leurs budgets semblent très limités (comme pour la grande majorité des associations humanitaires en faveur de la Palestine), Génération Palestine ou d&#8217;autres associations peuvent elles participer aux financements de nos activités ?</p>
<p>Si vous avez le moindre renseignement qui puisse me permettre d&#8217;avancer dans ma quête , je vous remercie à l&#8217;avance.</p>
<p>Vous pouvez aussi me contacter ici : DanaoPolice@hotmail.fr</p>
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		<title>Jérusalem, Al QUDS</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 13:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chouchou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[jerusalem]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[onu]]></category>
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		<description><![CDATA[Jérusalem LA Ville des trois religions Monothéistes. Une ville fascinante où l&#8217;ambiance y est unique, jamais je n&#8217;avais ressenties d’émotions aussi intenses que dans cette ville. C’est Incroyable de voir qu’il est possible de vivre ensemble avec nos diversités et nos spécificités.J&#8217;ai fait la rencontre de pèlerins chrétiens portant la croix à l&#8217;image du Christ ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center">Jérusalem<br />
LA Ville des trois religions Monothéistes.</p>
<p><img class="size-full wp-image-3097 alignleft" style="border-style: initial; border-color: initial; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; border-width: 0px;" src="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2011/12/qods-maroc-300x206.jpg" alt="qods maroc 300x206 Jérusalem, Al QUDS" width="300" height="206" title="Jérusalem, Al QUDS" /></p>
<div><span style="color: #0000ee;"><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></span>Une ville fascinante où l&#8217;ambiance y est unique, jamais je n&#8217;avais ressenties d’émotions aussi intenses que dans cette ville.<br />
C’est Incroyable de voir qu’il est possible de vivre ensemble avec nos diversités et nos spécificités.J&#8217;ai fait la rencontre de pèlerins chrétiens portant la croix à l&#8217;image du Christ dans la vieille ville, j&#8217;ai rencontré des pèlerins musulmans venant des quatre coins du monde venant prier dans le troisième lieu saint de l&#8217;Islam. J&#8217;ai également rencontré un jeune américain juif venu apprendre la Thora à Jérusalem.</p>
<p>Toutes ces rencontres aussi riches les unes que les autres m&#8217;ont persuadés dans l&#8217;idée que toutes ces personnes sont faites pour ce rencontrer. Après tous, ne poursuivent-elles pas le même objectif ?                                                                                                                                                                                                                                                                   La réalisation de leur foi, la continuité de leur croyance.</p>
<p>Malheureusement, lorsqu&#8217;on quitte la vieille ville l&#8217;ambiance y est tout  autre, moins magique.</p>
<p>La réalité nous rattrape, L’expulsion des familles palestiniennes, les manifestations contre l&#8217;occupation et l&#8217;expropriation, l&#8217;arrestation quotidienne de militants et de palestiniens, la présence du mur de la honte…</p>
<p>Triste rappel de la réalité : La Palestine est sous occupation depuis 64 ANS.</p>
<p>Al Aqsa, le dôme du Rocher, de s&#8217;y rendre et d&#8217;y prier, c&#8217;est tout simplement indescriptible pour un musulman. La première fois où je me suis rendue sur l&#8217;Esplanade des mosquées, j’ai été éblouie par la splendeur de la vue, le dôme du Rocher m’a coupé le souffle, je n’ai pu retenir mes larmes.  C’est donc très facile de comprendre ce que ressentent mes frères et sœurs Musulmans, Chrétiens et Juifs lorsqu&#8217;ils ont l’opportunité de se rendre dans les lieux saints à Jérusalem.</p>
<p>Inoubliable.</p>
<p>Pourtant, le rêve ne me fait pas oublier la réalité. Et même si j’en avais envie, il serait carrément difficile de faire autrement.</p>
<p>En effet, avant d&#8217;arriver sur l&#8217;Esplanade des mosquées il y avait sur mon chemin toutes sortes de rappel de l&#8217;occupation. Cela se traduit, par la présence de l’armée israélienne partout dans la vieille ville et notamment dans le quartier arabe, devant l&#8217;entrée de l’Esplanade, la présence des colons israéliens, de drapeaux israéliens que l’on retrouve sur d’anciennes maisons palestiniennes privées de leurs habitants originels etc.</p>
<p>L’Etat colonial nous nargue en proclamant Jérusalem  comme étant  « Sa capitale éternelle et indivisible ». Je rappelle ici qu’AUCUN membre de la communauté internationale n’a reconnue cette décision. De même, la résolution Onusienne déclare que c’est une VIOLATION internationale.</p>
<p>Enough is Enough !  La colonisation de Jérusalem et de la Palestine perdure et s’intensifie sous le regard complice de nos pays. Nous avons tellement de possibilités pour empêcher l’expropriation des Palestiniens de leur terre et de faire respecter le Droit à l’autodétermination d’un Peuple.</p>
<p>Je vous invite à ouvrir les yeux et à vous rapprocher des différentes Associations, ONG qui luttent pour les valeurs de Paix et de Justice.</p>
<p>Engageons nous pour que l’Injustice en Palestine cesse.</p>
<p>Révolutionnairement vôtre</p>
</div>
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		<title>Nouveau message d&#8217;Anonymous, opinion et analyse</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2011/11/06/nouveau-message-danonymous-opinion-analyse/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:14:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>zackasan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[anonymous]]></category>
		<category><![CDATA[e-G8]]></category>
		<category><![CDATA[hacker]]></category>
		<category><![CDATA[hacktivism]]></category>
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		<description><![CDATA[Le groupe de hackers connu sous le nom d&#8217;Anonymous a annoncé qu&#8217;il allait pirater les sites du gouvernement israélien en réponse à l&#8217;interception de la flottille le samedi 5 novembre dans les eaux internationales. Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube, le groupe prévient que si le blocus est maintenu, il n&#8217;aura pas d&#8217;autre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe de hackers connu sous le nom d&#8217;Anonymous a annoncé qu&#8217;il allait pirater les sites du gouvernement israélien en réponse à l&#8217;interception de la flottille le samedi 5 novembre dans les eaux internationales.</p>
<p>Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube, le groupe prévient que si le blocus est maintenu, il n&#8217;aura pas d&#8217;autre choix que de mettre hors-service plusieurs sites du gouvernement.</p>
<blockquote><p>Aujourd&#8217;hui, dimanche 6 novembre, les sites de l&#8217;IDF (armée israélienne) et le site du Mossad (services secrets) ainsi que du Shin Bet (services de sécurités) étaient hors-ligne.</p></blockquote>
<p>Dans la vidéo, le groupe accuse le gouvernement israélien de ne pas respecter les lois internationales et de piraterie en haute-mer. Anonymous a déjà dans le passé perturbé des sites du gouvernement dont celui du parti religieux d&#8217;extrême droite, Israël Beytenu.</p>
<div id="video">
<div><iframe src="http://www.youtube.com/embed/QNxi2lV0UM0" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe></div>
</div>
<p>Cette nouvelle forme d&#8217;activisme, le hacktivisme, prend de plus en plus d&#8217;ampleur et se popularise grâce à des nouvelles méthodes dites massives accessibles à tous. Ainsi des rendez-vous virtuels sont donnés à qui veut y participer en allant ensemble sur un site au même moment. Le serveur (hébergeant le site) ne pouvant pas suivre la demande, est obligé d&#8217;arrêter d&#8217;y répondre et plante rendant le site inutilisable pour un moment donné. Une fois le site à nouveau en-ligne, l&#8217;opération est répétée. Ceci s’appelle le <a rel="nofollow" title="DDOS" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_par_d%C3%A9ni_de_service">Distributed Denial of Services</a> (DDOS ou Attaque par déni de service)</p>
<p>La jeunesse de part le monde et surtout au Moyen-Orient a décidé de prendre en main son propre destin. Les évènements du début de l&#8217;année en Tunisie et en Egypte ont démontré qu&#8217;aujourd&#8217;hui les régimes autoritaires arabes placés après la décolonisation du Monde Arabe n&#8217;ont pu adapter entièrement leurs méthodes de répressions et de restrictions de l&#8217;information (télévision &amp; radio gouvernementale). L&#8217;Internet  a certainement joué son rôle de moyen de communication globale. Néanmoins ce serait une erreur d&#8217;appeler les révolutions arabes des &#8220;e-révolutions&#8221;, mot qu&#8217;on a voulu faire passer au grand public pour occidentaliser la révolution. Les racines des mouvances et le malaise de la population arabe sont beaucoup plus profonds.</p>
<p>Au début de l&#8217;année alors que la révolution tunisienne et égyptienne étaient au plus haut point, les gouvernements respectifs de ces pays ont tenté à plusieurs reprises de couper l&#8217;accès à Internet, et donc les moyens de communications principaux de la jeunesse. Des voix officielles gouvernementales occidentales se sont levées pour exiger la remise en service du réseau. Nous avons vu des représentants des gouvernements européens et américain utiliser des mots comme &#8220;Twitter&#8221;, sans réellement savoir ce que c&#8217;était.</p>
<p>Ces mêmes voix qui appelaient les régimes à donner un accès inconditionnel et illimité changent de ton maintenant que les effets de la révolution s&#8217;approchent à grands pas de nos pays européens et américain. La jeunesse bouge en Grèce et en Espagne et des camps “d&#8217;indignés&#8221; ont vu le jour dans plusieurs autres pays comme la France ou la Belgique.</p>
<p>La première édition du “e-G8” a été organisée à Paris et Nicolas Sarkozy a ouvert le discours face à un millier de décideurs et d&#8217;observateurs de l&#8217;Internet. Le ton est donné, Internet doit être une responsabilité partagée entre les acteurs de l&#8217;Internet et les chefs d&#8217;Etats. Pour Sarkozy, “Les États souhaitent engager avec vous un dialogue pour qu&#8217;une voie équilibrée puisse un jour être trouvée entre vos intérêts, ceux des internautes qui vous plébiscitent chaque jour et ceux enfin des citoyens et des contribuables de chaque nation qui ont aussi des droits”, a expliqué le président. “On a beaucoup à faire ensemble”, a-t-il jugé, en invitant à renouveler la tenue d&#8217;un e-G8 chaque année. Il a ensuite insisté sur la nécessité de contrôler Internet et rappelé que les outils ne peuvent être utilisés pour “ véhiculer le mal, sans entrave, ni retenue”. Sarkozy a-t-il peur de voir un espace virtuel échapper au contrôle étatique à un moment ou son gouvernement et par la même occasion celui de plusieurs autres pays occidentaux se voient menacés ?</p>
<p>Les Etats-Unis, de leur côté, ont fait passer le “ <a rel="nofollow" title="Protect IP Act" href="http://generation-palestine.org/evenement/03/11/2011/concours-photo-la-palestine-inattendue/">PROTECT IP Act</a>”, une loi qui permet au gouvernement américain d&#8217;interdire l&#8217;accès à certains sites jugés escrocs. Ces douze derniers mois le gouvernement a saisi plus de 100 noms de domaines sous prétexte qu&#8217;il promouvait du contenu illégal. Cette loi rentre de la trame de la <a title="Hadopi" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Cr%C3%A9ation_et_Internet">loi Hadopi</a>, mise en place le 12 juin 2009 en France. La Belgique n&#8217;est pas à la traine et des sites comme «thepiratebay.org&#8221; ont été bloqués et ne sont plus accessibles depuis la Belgique (voir image).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2011/11/Screen-Shot-2011-11-06-at-19.52.35.png" rel="shadowbox[sbpost-2881];player=img;" title="La Belgique bloque l'accès à thepiratebay.be"><img class="size-large wp-image-2882 aligncenter" title="La Belgique bloque l'accès à thepiratebay.be" src="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2011/11/Screen-Shot-2011-11-06-at-19.52.35-504x300.png" alt="Screen Shot 2011 11 06 at 19.52.35 504x300 Nouveau message dAnonymous, opinion et analyse" width="504" height="300" /></a></p>
<p>C&#8217;est par le biais de lois dites protectrices du contenu que les gouvernements essayent à petits pas de contrôler l&#8217;Internet et son accès. Des outils existent pour contourner ce blocage. Pour exemple, <a rel="nofollow" title="Tor project" href="https://www.torproject.org/">Tor</a> est un programme qui permet à n&#8217;importe qui de rester anonyme sur l&#8217;Internet. Mais doit-on se résilier à utiliser ses outils alors que l&#8217;Internet à été créé libre et accessible à tous ?</p>
<p>Si nous ne sommes pas vigilants, des sites à caractère politique, associatif et autres seront bientôt la cible de nos gouvernements, muselant notre voix et faisant de l&#8217;Internet un autre outil de propagande des gouvernements.</p>
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		<title>Devenir un acteur du changement par le biais de l&#8217;engagement</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2011/11/04/devenir-acteur-du-changement-par-le-biais-de-lengagement/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 10:24:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>zackasan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Tous Témoins, Tous Acteurs 2011]]></category>
		<category><![CDATA[3TA]]></category>
		<category><![CDATA[suisse]]></category>
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		<description><![CDATA[La question de savoir si nous sommes acteurs ou spectateurs de notre propre vie nous entraîne dans un voyage au plus profond de nous-même. Et cette immersion ne nous laisse pas indemne. Du moins, on réalise enfin que dans la vie on a le choix. Le choix  d&#8217;être un spectateur qui ne fait, en définitive, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La question de savoir si nous sommes acteurs ou spectateurs de notre propre vie nous entraîne dans un voyage au plus profond de nous-même. Et cette immersion ne nous laisse pas indemne. Du moins, on réalise enfin que dans la vie on a le choix. Le choix  d&#8217;être un spectateur qui ne fait, en définitive, que subir sa vie ou d&#8217;être un auteur investi dans l&#8217;écriture de sa destinée.</p>
<p>Pour ma part, j&#8217;ai alors compris que parfois il suffit de peu de choses pour passer du statut de spectateur à celui d&#8217; acteur. Que le fait de rester spectateur de certains événements – et donc de les taire – nous en rendait complice. Que nous pouvons être spectateurs à notre insu.</p>
<p>C&#8217;est précisément cette volonté de reprendre les rênes de ma vie, et la décision de devenir une actrice de la pièce de théâtre communément appelée la vie, qui m&#8217;a poussé à me rendre en plein coeur de la Palestine historique&#8230;<br />
Cet été 2011, je suis partie en Palestine historique dans le cadre du projet « Tous Témoins, Tous Acteurs » de Génération Palestine. Ce voyage est la concrétisation d&#8217;une longue réflexion qui m&#8217;a amené à me demander si je voulais rester spectatrice de la situation au Proche-Orient, et de la vision reflétée par les médias (quels qu&#8217;ils soient), ou d&#8217;endosser un rôle d&#8217;actrice à part entière en me rendant sur place à la rencontre des personnes concernées.</p>
<p>Comme tout un chacun, j&#8217;aurai pu me contenter de rester passivement spectatrice de la situation à travers mon écran de télévision, mais le fait de m&#8217;immiscer en plein coeur de ce conflit m&#8217;a permis de me retrouver actrice de ma vie avec le sentiment de la vivre enfin pour de vrai.</p>
<p>Durant mon voyage, je me suis retrouvée à la fois actrice et spectatrice. J&#8217;étais actrice car je vivais ces instants avec puissance et émotion, un voyage où les sentiments étaient exacerbés. On se retrouvait parfois à fleur de peau mais on avait sans cesse l&#8217;impression de vivre des événements historiques. Il faut dire que ce projet s&#8217;est déroulé sous le prisme des révolutions du monde arabe et de la demande de reconnaissance de la Palestine à l&#8217;ONU déposée par Mahmoud Abbas, président de l&#8217;Autorité palestinienne.</p>
<p>Je me suis sentie actrice car je ressentais le besoin de me positionner, de me solidariser avec le peuple palestinien. J&#8217;ai partagé ses émotions, ses espoirs et, a fortiori, ses désillusions.</p>
<p>J&#8217;ai essayé, comme le demandait le mémorable poète Mahmoud Darwish, de porter avec les Palestiniens le fardeau de leur espoir. Ce mal incurable qui gangrène la société palestinienne. C&#8217;est à la suite de discussions avec des militants israéliens anti-colonialistes solidaires à la cause palestinienne et acteurs d&#8217;une paix juste, que je me suis permise à espérer. Et cette fois sans me sentir frappée de quelconque angélisme.</p>
<p>Néanmoins, je restais tout de même spectatrice d&#8217;une situation qui me semblait importante au regard de l&#8217;injustice subie par ce peuple. J&#8217;ai été spectatrice du sort de ces Palestiniens vivant en diaspora dans des camps de réfugiés qui pullulent en Cisjordanie. Ces réfugiés palestiniens qui aspirent à retrouver leurs villages perdus à la suite de l&#8217;exode forcé résultant de la création de l&#8217;Etat d&#8217;Israël. J&#8217;ai été spectatrice de leur quotidien, de leur vie, de leur malheur. Et je m&#8217;en suis honteusement enrichie.</p>
<p>En effet, c&#8217;est de retour en Suisse, que je décide de réellement passer du statut de spectateur à celui d&#8217;acteur. Il est bon d&#8217;utiliser nos expériences au service de ce que l&#8217;on croit être juste. Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;engage dans l&#8217;association Génération Palestine afin de sensibiliser les jeunes de mon âge à la situation dans un orient lointain, mais assez proche pour que l&#8217;on se sente concerné par ce qui s&#8217;y passe. Indépendamment de toute question religieuse, la problématique palestinienne doit susciter notre indignation et notre solidarité, du moins elle ne mérite pas notre mépris.</p>
<p>Stéphane Hessel, rescapé des camps de la mort de la Seconde Guerre mondiale, ne nous le dira jamais assez : Indignons-nous ! Et cela au nom de notre humanité.</p>
<p>Par le biais d&#8217;un positionnement concret, nous devons nous efforcer à sortir du carcan de spectateur afin de devenir, à notre échelle, des acteurs à part entière d&#8217;une société que l&#8217;on veut honnête. Le secret est de se dire que l&#8217;on nourrit l&#8217;injustice en la taisant, en restant dans notre état de passivité, et non pas en la dénonçant, en manifestant activement notre envie de changement. Du fait des nombreux événements intenses que nous sommes entrain de vivre, il est légitime de se sentir attiré par ce désir d&#8217;affirmation, de prise en main de notre destin en qualité d&#8217;acteur. Que ce soit les printemps arabes, les indignés, les occupants de Wall Street ou la demande d&#8217;une reconnaissance formulée par le peuple palestinien, ces mouvements ont légitimé leur indignation par leur juste ambition de se rendre acteur de leur condition.</p>
<p>A nous de protester, à notre niveau, avec nos moyens, pour défendre nos idéaux.</p>
<p>Tel est le prix à payer pour vivre enfin la vie dans sa plénitude.</p>
<p>Amel, participante 3TA</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour la fête de l&#8217;Huma, suivre le drapeau israélien&#8230;</title>
		<link>http://generation-palestine.org/2011/09/08/pour-la-fte-de-lhuma-suivre-le-drapeau-isralien/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 20:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>zackasan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>
		<category><![CDATA[hum]]></category>
		<category><![CDATA[humanité]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour la Fête de l’Humanité, suivre le drapeau israélien. L’affiche de la Fête de l’Humanité 2011, éditée et placardée à des centaines de milliers d’exemplaires, cache un drapeau israélien au cœur d’une iconographie apparemment censée rendre hommage aux révolutions arabes. J’étais heureux de découvrir dans mon quartier la semaine dernière les affiches de l’édition 2011 ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la Fête de l’Humanité, suivre le drapeau israélien.</p>
<p>L’affiche de la Fête de l’Humanité 2011, éditée et placardée à des centaines de milliers<br />
d’exemplaires, cache un drapeau israélien au cœur d’une iconographie apparemment<br />
censée rendre hommage aux révolutions arabes.</p>
<p>J’étais heureux de découvrir dans mon quartier la semaine dernière les affiches de<br />
l’édition 2011 de la Fête de l’Humanité. Voilà près de 10 ans que je suis fidèle à ce grand<br />
rendez-vous militant, lieu d’échanges, de réflexions et de rencontres. Mon attention a été<br />
retenue par cette grande affiche représentant une belle jeune femme basanée au poing<br />
levé sur fond rouge. Ses yeux soulignés de khôl, son tatouage au henné et sa chevelure<br />
noire ondulée ne laissent aucun doute : il s’agit du portrait d’une Arabe, allégorie sans<br />
doute des luttes victorieuses de la jeunesse contre l’oppression, pour la dignité et la<br />
justice. Heureux de voir les camarades communistes rendre cet hommage mérité, je<br />
m’approche et découvre que les mèches colorées qui s’entrelacent avec ses cheveux<br />
sont en fait des guirlandes de drapeaux. Je m’attendais à découvrir d’abord les drapeaux<br />
de la Tunisie et de l’Egypte, pays dont les révolutions ont inspiré les suivants : Libye,<br />
Syrie, Bahrein, Yémen, etc… Cela me semblait la suite logique de cette iconographie, une<br />
dédicace à la mémoire de ces martyrs de la liberté et à leurs familles endeuillées.</p>
<p>Déformation militante ? C’est possible. Mes yeux ont été presque crevés par le drapeau<br />
israélien que je découvre dans les cheveux de cette beauté orientale. Ce drapeau, j’ai<br />
surtout l’habitude de le voir sur les tourelles des tanks qui assiègent et bombardent<br />
Gaza, sur les miradors de ces barrages militaires qui privent mes frères et sœurs de<br />
liberté de mouvement, sur les grillages de ces colonies qui rongent la terre de Palestine,<br />
et notamment Jérusalem, Al Qods. Comble de l’hypocrisie, le drapeau israélien est<br />
juxtaposé au drapeau palestinien, comme pour ces projets financés par le Centre<br />
Shimon Pérès pour la Paix, où les Palestiniens, pour exister et avoir le droit à la parole<br />
sont systématiquement affublés d’un compagnon-tuteur israélien. Je me rappelle<br />
immédiatement cette affiche de la fédération 93 du PCF, diffusée au lendemain des<br />
massacres de Gaza et des manifestations historiques qui avaient traversé la France.<br />
Le slogan « un Etat Palestinien ! » y figurait sous les drapeaux palestinien et israélien,<br />
accolés. Dans les deux cas, le choix des images exprime l’analyse et le message politique<br />
du parti à un moment historique précis : quand les Arabes se lèvent en masse pour<br />
combattre l’oppression, le PCF nous rappelle qu’il faut se soucier du destin de l’Etat<br />
colonial sioniste. Il nous impose la normalisation de cette présence israélienne au cœur<br />
de notre révolte. Un mirador surplombe notre lutte.</p>
<p>Ce sont là les pensées qui m’ont immédiatement traversé. J’ai partagé mon sentiment de<br />
rejet et de dégoût avec l’ami qui m’accompagnait et lui ai dit : « cette année, je n’irais pas<br />
à la Fête de l’Humanité ». Je refuse de participer à un événement dont l’affiche, qui est<br />
l’image-symbole de ce rendez-vous aux 500 000 visiteurs, arbore le drapeau des crimes<br />
sionistes.</p>
<p>En regardant encore et encore cette affiche, je me rends compte combien son propos</p>
<p>est inacceptable. D’abord, il n’est pas anodin que le symbole choisi pour les révolutions<br />
arabes soit une femme. Alors même que l’immense majorité des martyrs tombés pour la<br />
liberté sont des hommes, le choix d’une figure féminine reflète cette triste permanence<br />
du regard orientaliste : l’Arabe fait peur, à moins d’être une femme maquillée, tatouée,<br />
cheveux au vent. En choisissant de parer les cheveux de cette belle arabe d’une<br />
guirlande de drapeaux des cinq continents, les graphistes ont internationalisé, en fait<br />
désarabisé, les révolutions arabes, comme s’il était honteux de mettre tous les drapeaux<br />
des pays arabes en lutte. Hortefeux l’a rendu populaire, on connaît le dicton : « Quand il<br />
y’en a un peu, ça va, c’est quand il y’en a beaucoup que… ».</p>
<p>Moi qui pensais que les révolutions arabes avaient changé radicalement le regard porté<br />
sur nous, je suis triste de me rendre compte que, sans creuser beaucoup, on débusque<br />
encore cet imaginaire paternaliste qui opère jusque dans les rangs de ceux qui se<br />
prétendent nos meilleurs amis. Si, par faiblesse sans doute, je suis prêt à tolérer les<br />
manifestations ambigües de cet inconscient, il y a un principe inamovible : c’est moi ou<br />
le drapeau israélien. Soit j’obtiens des d’explications de la part des responsables de la<br />
Fête de l’Humanité sur le sens politique de ce drapeau israélien, soit j’inciterai tous mes<br />
frères et sœurs, Palestiniens, Arabes et anti-colonialistes à ne pas participer cette année<br />
à la Fête de l’Humanité.</p>
<p>Omar Alsoumi, ancien président de la GUPS et de Génération Palestine</p>
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		<title>Password for Palestine</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 19:33:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chouchou</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ben Gourion]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour cet article, j&#8217;ai décidé de partager avec vous mon premier passage à l&#8217;aéroport de Tel Aviv. Avant mon départ pour la Palestine, nous avons eu avec l&#8217;ensemble du groupe une préparation au passage à l’aéroport. En effet, c&#8217;est un moment assez difficile à vivre et une préparation est plus que nécessaire. Nous avons eu des mises ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cet article, j&#8217;ai décidé de partager avec vous mon premier passage à l&#8217;aéroport de Tel Aviv.</p>
<p>Avant mon départ pour la Palestine, nous avons eu avec l&#8217;ensemble du groupe une préparation au passage à l’aéroport. En effet, c&#8217;est un moment assez difficile à vivre et une préparation est plus que nécessaire. Nous avons eu des mises en scène de l’interrogatoire, de la salle d’attente, qui nous ont permis de nous préparer aux questions embarrassantes et humiliantes des soldats et surtout le témoignage des personnes qui se sont déjà rendues en Palestine. Malgré cela, ce fut l&#8217;un des pires moments de ma vie.</p>
<p>Juillet 2009.</p>
<p>19h00: Les questions dans l’avion.</p>
<p>Durant le vol, ma voisine me pose des questions sur l’objectif de mon voyage, mes motivations quant au choix de ma destination, etc. Cette première phase m’a permis de me mettre dans le rôle de mon personnage, une jeune écervelée venue faire la fiesta à Tel Aviv, la parfaite touriste venue nager avec les dauphins à la mer rouge. La question de mon origine est très vite apparue dans la discussion, et à son grand étonnement je ne suis pas juive. Non, je suis marocaine et avec le prénom que je porte très difficile de ne pas comprendre que je n’ai pas d’origine juive. Mais mon style vestimentaire bien étudié pour l’occasion l’a vite rassuré et non je ne fais pas partie des méchants <img src='http://generation-palestine.org/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt="icon wink Password for Palestine" class='wp-smiley' title="Password for Palestine" /> </p>
<p>23h30 : J’atterris à Ben Gourion et c’est avec une boule au ventre que je traverse cet immense aéroport. Je n’avais jamais vu un aéroport aussi grand, jusque là tous va bien. Puis un étrange spectacle s’offre à moi. Des affiches de propagandes sont présentes partout. 1948 est partout. Sauf que pour eux, cela signifie la création de l’état d&#8217;Israel. Par contre pour les palestiniens, 1948 est synonyme d’expulsion, de l’exile de 750 000 palestiniens. Pourtant, cette réalité de l&#8217;histoire n’apparait nulle part. Je vous avoue que c’est dur à encaisser et encore plus au moment du retour.</p>
<p>23h45 : Nous y voilà, je me place dans la file pour les ressortissants étrangers non juifs et j’avance petit à petit vers le douanier. Je choisis de me mettre dans la file où se trouve le douanier homme car ils sont réputés être plus « sympas » que les femmes. Et j’avoue que je me suis dit, peut être qu’un sourire ou deux fera l’affaire. L’attente m’angoisse, il n’y a plus que quelques pas qui me séparent de la sortie.&lt;</p>
<p>00h00 : Enfin mon tour!</p>
<p>Il me regarde tout va bien, il regarde mon amie qui m’accompagne le visage est moins tendre. Il analyse nos passeports, différents tampons dont plusieurs du Maroc. Et la question fatidique tombe « What’s the Name of your father ? » Bon, là, je ne peux pas faire autrement que dire la vérité. MOHAMMED.</p>
<p>Le sourire n’est plus de la partie!</p>
<p>- « Voulez-vous patientez mesdemoiselles on va venir vous chercher ? »</p>
<p>- Pourquoi, il y a quelque chose qui ne va pas ?</p>
<p>- « Non pas du tout, c’est normal on va juste vous poser quelques questions »</p>
<p>Tout à fait normal? Non pas vraiment, mais je m’y attendais donc jusque là je remercie la mise en scène. Je reste zen, même si au fond de moi j’angoisse de ne pas avoir ce foutu visa et de fouler la terre palestinienne.</p>
<p>Interrogatoire : On vient me chercher et on m’emmène dans une salle d’attente où on me demande de patienter. Après quelques minutes, on me demande d’entrer dans un bureau où l’on me pose pas mal de questions les unes plus absurdes que les autres.</p>
<p>-« Donnez-vous de l’argent à des associations ? »</p>
<p>-« Vos parents sont arrivés en quelle année en France ? »</p>
<p>-« Avez-vous déjà voyagé au Moyen Orient? », etc.</p>
<p>Puis on me demande de retourner en salle d’attente, le temps d’interroger mon amie. On m’appel de nouveau pour me reposer plus ou moins les mêmes questions. Et ce cinéma dure plusieurs heures. Parfois, on me laisse attendre sans plus me donner de nouvelles.</p>
<p>-« Avez-vous une adresse mail ? »</p>
<p>-« pourrais ton avoir votre mot de passe ?»</p>
<p>Je vous ai dit Absurdes.</p>
<p>5 Heures plus tard : Je reçois enfin mon Visa pour une durée de 3 mois.</p>
<p>Mais ce n’est pas encore fini ! On m’arrête une seconde fois, alors que j’allais chercher mes bagages. On me pose de nouveau les mêmes questions, là je perds vraiment patience et je ne fais du coup plus aucun effort. Je récupère enfin mon bagage et je me dirige vers la sortie, j’ai limite envie de courir. Je n’arrive pas vraiment à réaliser.</p>
<p>Les portes vitrées s’ouvre et le vent chaud s’engouffre, j’y suis. Enfin, me voilà en PALESTINE.</p>
<p>La sensation est indescriptible, cela faisait trois ans que je voulais m’y rendre, j’en avais rêvé mais jamais je ne me suis imaginée une sensation pareil, j&#8217;étais loin de me doutais que cela provoquerait de tels effets sur moi. Je monte dans le premier Sherout direction Jérusalem, AL QUDS. Toutefois, à peine le Sherout en route j’éprouve une profonde tristesse. Je repense à tous les exilés, à tous ceux qui ne pourront peut être jamais revenir, à ceux qui n’ont plus l’autorisation de passer par les frontières israéliennes, à mes ami-e-s. Ce qui me rend triste également, c’est que je me rends compte que j’ai eu de la chance d’avoir eu le visa et qu’il est fort probable qu’un jour je serais dans la même situation que certains de mes ami-e-s, qu’un jour je pourrais recevoir cet interdiction permanente et que je ne reverrais peut être plus la Palestine, les palestiniens, mes ami-e-s. Je n’arrive même pas à me l’imaginer et à chaque fois que je me retrouve en interrogatoire je me dis que ce sera peut être la dernière fois.</p>
<p>Je voudrais partager cette tristesse avec vous. Soutenir mes ami-e-s, aujourd’hui, qui ne peuvent plus se rendre en Palestine. Un jour nous y retournerons tous ensemble!</p>
<p>Le combat Continu.</p>
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		<title>Palestine on my mind</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 15:34:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chouchou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[combat]]></category>
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		<description><![CDATA[Pourquoi la Palestine? Et bien pourquoi pas après tous! Cette réponse ne vous suffira pas, je m&#8217;en doute. Les enjeux actuels en Palestine sont tellement importants qu&#8217;il est plus qu&#8217;inconcevable de rester les bras croisés. Beaucoup, vous diront que d&#8217;autres pays sont touchés par l&#8217;injustice. Et je ne le démentirai pas. Néanmoins, ce qui se ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi la Palestine?</strong></p>
<p>Et bien pourquoi pas après tous! Cette réponse ne vous suffira pas, je m&#8217;en doute.</p>
<p>Les enjeux actuels en Palestine sont tellement importants qu&#8217;il est plus qu&#8217;inconcevable de rester les bras croisés. Beaucoup, vous diront que d&#8217;autres pays sont touchés par l&#8217;injustice. Et je ne le démentirai pas. Néanmoins, ce qui se passe en Palestine actuellement est de la pure hypocrisie.</p>
<p>Occupation, colonisation, lois discriminantes, expulsions, mur illégal, répressions, massacres, blocus, etc&#8230;.</p>
<p>Nos valeureux pays luttent contre le terrorisme à l&#8217;échelle mondiale. A l&#8217;image de Mister Obama qui annonce fièrement la mort de Ben Laden, oh quelle grande réussite après de si longues années de combat acharné contre ce vieux méchant islamiste.</p>
<p>Pourtant, ce &#8220;wonderful&#8221; pays qu&#8217;est &#8220;United States of America&#8221; oppose continuellement son VETO pour protéger le plus grand pays terroriste que le monde ait connu, ISRAËL!</p>
<p>Vous me direz peut être qu&#8217;ils ont de bonnes raisons de refuser! Peut-être la condamnation de la colonisation n&#8217;est-elle pas acceptable? Ou peut-être que le massacre de Gaza en 2009 est-elle justifiable?</p>
<p>Alors là, j&#8217;aurais besoin d&#8217;éclaircissements, l&#8217;attaque  du 11 septembre a justifié l&#8217;entrée en guerre contre l&#8217;Irak et l&#8217;Afghanistan entraînant la mort de milliers de personnes innocentes. Pourquoi alors accepter et encourager les actes terroristes d’Israël sans riposter? On en revient au bon vieux deux poids deux mesures.</p>
<p>Au delà, de mon attachement aux valeurs de Justice, d&#8217;équité et de paix, je souhaite avant tout qu&#8217;on arrête de nous prendre pour des idiots. Nos gouvernements sont les premiers à bafouer les droits humains, à privilégier les intérêts économiques aux intérêts de ses citoyens, etc&#8230;. Qu&#8217;ils arrêtent de nous faire croire que leurs intention sont bonnes. Le printemps arabe nous a démontré encore une fois l&#8217;ampleur de l&#8217;hypocrisie des sociétés occidentales.</p>
<p>Certains pensent qu&#8217;il est tout à fait possible, de ne pas se positionner face à ce qui se passe en Palestine, ce qui à mon sens est une erreur. Choisir de défendre la Palestine, c&#8217;est faire le choix de créer un monde sûr pour tous, de faire en sorte que le droit soit la voie de ce monde et non celle d&#8217;une politique de la terreur, de refuser les logiques racistes, de contester l&#8217;idée qu&#8217;il existe des &#8220;sous hommes&#8221;, de repousser la logique impérialiste. Se murer dans le silence vous rend complice de cette politique colonialiste.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nombreux sont ceux qui luttent pacifiquement pour faire entendre la voix palestinienne, je rends hommage à leur persévérance, à leur foi et à leur noblesse d&#8217;esprit. Je suis consciente que c&#8217;est un chemin semé d’embûches et que nombreux sont les obstacles, certains plus coriaces que d&#8217;autres. Cependant, notre lutte basée sur les lois internationales est juste et trouvera un écho de plus en plus important.</p>
<p>Les élections approchent et il sera alors temps pour nous de nous exprimer. N&#8217;oublions surtout pas que c&#8217;est nous qui sommes à la tête de la démocratie, ce sont les politiciens qui ont besoin de nous et non le contraire!</p>
<p>Si vous faites partie des citoyens qui se sentent lésés, alors arrêtez de vous plaindre et agissez!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Power to the PEOPLE</p>
<p>Source: Najla, militante Génération Palestine Lille/Bruxelles</p>
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		<title>Des négociations, encore et toujours des négociations&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 03:52:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouton Survolte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
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		<category><![CDATA[Obama]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis l&#8217;échec des Accords d&#8217;Oslo, Israël et ses alliés ne jurent que par les négociations. Celles-ci seraient la seule solution pour la mise en place d&#8217;un processus de paix dans la région. Ainsi, Netanyahu a récemment déclaré à la presse que &#8220;une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation (&#8230;) entre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2011/05/14583169072.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1797];player=img;" title="Caricature Latuff"><img class="size-full wp-image-1800" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Caricature Latuff" src="http://generation-palestine.org/wp-content/uploads/2011/05/14583169072.jpg" alt="14583169072 Des négociations, encore et toujours des négociations..." width="500" height="110" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Depuis l&#8217;échec des Accords d&#8217;Oslo, Israël et ses alliés ne jurent que par les négociations. Celles-ci seraient la seule solution pour la mise en place d&#8217;un processus de paix dans la région. Ainsi, Netanyahu a récemment déclaré à la presse que &#8220;une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation (&#8230;) entre Israël et les Palestiniens, pas à travers le diktat de l&#8217;ONU&#8221;. Certes, l&#8217;ONU a prouvé sa défaillance à résoudre le &#8220;conflit&#8221; (elle est même l&#8217;une des personnes en partie responsable de l&#8217;occupation de la Palestine). Il est également vrai que chaque partie concernée doit avoir son mot à dire. Néanmoins, est-il juste d&#8217;affirmer que le retour aux négociations est la seule solution ?</p>
<p style="text-align: left;">Les pourparlers menés jusqu&#8217;en septembre 2010 ont pour parties un Etat et une entité, les Palestiniens étant privés d&#8217;Etat depuis 1948. Pour être le plus juste possible, une négociation doit se faire entre des personnes, si ce n&#8217;est égales, ayant chacune un poids non négligeable afin d&#8217;être en mesure d&#8217;exiger quelque chose et de peser dans la balance.Il n&#8217;y a en effet aucune négociation possible (ni souhaitable d&#8217;ailleurs) entre une victime et son bourreau, entre l&#8217;occupant et l&#8217;occupé, ou encore entre l&#8217;oppresseur et l&#8217;opprimé. Du moins, une telle discussion ne mènerait à rien de bon, et certainement pas à une paix juste et durable au Proche-Orient, dans le cas présent.</p>
<p style="text-align: left;">Malgré tout, Obama a réitéré, mardi 17 mai, la nécessité de reprendre les pourparlers. Rappelons que les propos du &#8220;prix nobel de la paix&#8221; interviennent deux jours après la répréssion sanglante israélienne contre des Palestiniens comémorant le jour de la Nakba. La sincérité de ces prêcheurs états-uniens peut certainement être remise en cause dans la mesure où ce sont ces mêmes &#8220;semeurs de paix&#8221; qui, en date du 18 février 2010, ont émis un véto au projet de résolution du Conseil de sécurité de l&#8217;ONU visant à condamner la colonisation israélienne. La colonisation est certes un crime. Mais de toute évidence, ça n&#8217;est pas un crime suffisamment grave pour qu&#8217;il puisse, une nouvelle fois, être condamné par l&#8217;ONU. Malgré tout, l&#8217;Administration Obama prétend vouloir poursuivre la reprise des négociations à tel point que désormais, l&#8217;important semble plus le fait de s&#8217;assoir autour d&#8217;une table et de discuter, que le fait de mettre réellement un terme aux violations incessantes faites aux droits humains. Ceci a pu être constaté à plusieurs reprises, puisque durant les pourparlers, la colonisation na jamais cessé.</p>
<p style="text-align: left;">Israël colonise, occupe, expulse et continue ses attaques répétées à l&#8217;encontre de milliers de Palestiniens qui restent dignes malgré tout. Alors que la construction du mur de la honte (jugé illégal par un avis consultatif de la Cour Internationale de Justice en 2004) se poursuit, l&#8217;apartheid israélien est également une réalité actuelle : des routes réservées aux colons, des checkpoints empêchant la libre circulation des Palestiniens sur leur propre terre, vol d&#8217;eau, punitions collectives, emprisonnements arbitraires, etc. Tout ceci, en comptant sur l&#8217;appui d&#8217;entreprises étrangères, des gouvernements occidentaux et l&#8217;inertie des dictatures arabes aujourd&#8217;hui en danger.</p>
<p style="text-align: left;">Ne soyons pas dupes : ces négociations ne sont qu&#8217;une tentative de plus d&#8217;imposer une &#8220;paix&#8221; injuste et illégitime : une &#8220;paix&#8221; permettant les violations répétées et impunies du droit international. Une &#8220;paix&#8221; qui, au nom de la &#8220;sécurité&#8221; d&#8217;Israël, autorise la pratique d&#8217;un terrorisme d&#8217;Etat depuis plus de 63 ans.</p>
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		<title>Militantisme</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2011 10:54:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chouchou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[avis]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà maintenant près de 4 ans que je milite au sein de l&#8217;association Génération Palestine, une association de jeunes où le dynamisme est le maître mot. Nous sommes rassemblés autour de valeurs de justice et de paix qui nous poussent à lutter pour le respect des droits fondamentaux du peuple palestinien. Nos espoirs sont au ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà maintenant près de 4 ans que je milite au sein de l&#8217;association Génération Palestine, une association de jeunes où le dynamisme est le maître mot. Nous sommes rassemblés autour de valeurs de justice et de paix qui nous poussent à lutter pour le respect des droits fondamentaux du peuple palestinien.</p>
<p>Nos espoirs sont au cœur de cette démarche pacifique où nos aspirations personnelles passent au second plan. Nous sommes animés par cette soif de Justice pour Tous et notre moteur principal est notre foi envers l&#8217;humanité et le bon sens. Nos convictions envers un monde sans oppression animent notre quotidien. En effet, l’investissement personnel de chacun des militants est visible quotidiennement, que ce soit dans la mise en place des réunions de membres pour la préparation d’actions, la réflexion autour de diverses questions, l’organisation d’évènements etc&#8230;</p>
<p>La collaboration entre les différents pôles tant au niveau national qu’européen est plus que nécessaire. Sans cela quelle image donnerions-nous ? Nous nous devons d’être l’exemple de ce que nous réclamons de nos gouvernements. La solidarité.</p>
<p>J’avoue que c&#8217;est pour ces raisons que je choisis de militer au sein de Génération Palestine. Et d’autant plus, parce qu’il permet de contredire certains préjugés qui disent que nous sommes une génération désorganisée et nombriliste. Les différents outils mis à notre disposition sont nombreux et notre vision permet d’apporter un nouveau souffle au monde militant. Le dynamisme dont fait preuve la jeunesse militante est plus que nécessaire. La voie pacifique est notre outil de lutte, nous sommes conscients que répondre à la violence par la violence n&#8217;aboutira qu&#8217;au règne de la loi du plus fort. Nous avons différents moyens mis à notre disposition pour faire pression sur nos gouvernements, les entreprises, etc&#8230; qui participent de près ou de loin à l’oppression.</p>
<p>Le boycott est un des outils qui a déjà fait ses preuves et qu&#8217;il est clair dérange beaucoup du fait de son caractère non violent et surtout des retombées économiques et médiatiques qu’il engendre. L&#8217;image d&#8217;Israël s&#8217;effrite au fur et à mesure des années, les citoyens prennent conscience petit à petit que cet &#8220;état démocratique&#8221; se cache sous ses faux semblant humaniste pour pratiquer une politique d&#8217;apartheid, colonialiste et raciste.</p>
<p>Mais au fond que représente cette volonté de lutter contre les oppressions?</p>
<p>Beaucoup d&#8217;entre nous se considèrent comme militants, motivés par la lutte contre les injustices. Souvent à la suite d’un déclic, il y a une prise conscience du monde qui nous entoure qui nous mène à ouvrir les yeux sur les multiples manipulations dont on fait l&#8217;objet. Pour ma part, ce déclic je l&#8217;ai eu très jeune et c&#8217;est surtout grâce à l&#8217;histoire de mes parents et de mes origines que je me suis trouvée une âme de militante. De ce fait, j&#8217;ai remis en question cette vision quasi évidente pour certains de faire le lien entre mes origines et mes motivations pour la cause palestinienne. Mon appartenance à ma culture d&#8217;origine n&#8217;est pas le point crucial de ma conviction en un monde juste et libre pour tous. Il est clair que le fait de subir des discriminations et de se voir à chaque occasion ramené à son appartenance culturelle a facilité mon questionnement quant au fonctionnement de nos sociétés dites &#8220;éclairées&#8221;.</p>
<p>Je suis heureuse d’être consciente de ces injustices et de porter fièrement le message des Palestiniens en Europe. Un message de paix universel, sans frontières identitaires et sans barrières religieuses. Les Palestiniens malgré toutes les injustices vécues gardent un discours clair, un discours qui incrimine une idéologie, un système politique et non une religion ou une identité comme certaines personnes tentent de nous le faire croire.</p>
<p>Mais il faut dire que tous cela à pris de l&#8217;ampleur lorsque je suis partie la première fois en Palestine durant l&#8217;été 2009. J&#8217;ai participé a des manifestations, crié à l&#8217;injustice, participé à des conférences, rencontré des Palestiniens, vu des reportages, lu sur le sujet et pourtant lorsque j&#8217;ai vu de mes propres yeux l&#8217;injustice, le mur, les colonies, les checkpoints, les expulsions, les camps de réfugiés, Jérusalem, je me suis sentie désemparée face à l&#8217;ampleur de l&#8217;occupation israélienne, à l&#8217;ampleur de cette injustice.</p>
<p>63 ans d&#8217;Injustice, de répressions, d&#8217;expulsions et de discriminations…</p>
<p>Durant ce séjour j&#8217;ai, à de nombreuses reprises, fait face à de perpétuelles remises en question du fonctionnement du monde et du peu d&#8217;intérêt que beaucoup d&#8217;européens font preuve face à l&#8217;Injustice Palestinienne!!!</p>
<p>Comment cela est il possible?</p>
<p>Ne voient-ils pas ce que je vois??</p>
<p>Ne sommes nous pas fait de la même manière?</p>
<p>Non en fait nous n&#8217;avons juste pas la même conception du vivre ensemble, et de l&#8217;humanité. Pour certains, la course effrénée au bonheur et à la satisfaction matérielle est l&#8217;objectif principale de leur vie, en même temps, comment leur en vouloir?</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, mon militantisme est présent quotidiennement dans ma vie. Il passe par l&#8217;occupation de mon temps libre, ma consommation alimentaire, mes lectures, etc&#8230; J’ai cette volonté perpétuelle de ne pas participer à un monde aveugle, sourd et muet à la perversité impérialiste. Pourtant, c&#8217;est avec la conscience tranquille que j&#8217;évolue dans ce monde, c&#8217;est avec l&#8217;esprit libre que je me positionne, c&#8217;est avec le cœur que je vis dans cette société.</p>
<p>Comment peut-on y vivre autrement? J’ai parfois du mal à comprendre un autre système de fonctionnement, à accepter l&#8217;individualisme qui conduit au recul flagrant de la solidarité et une totale opacité à la souffrance de l’autre. Loin de moi l&#8217;idée de dire qu&#8217;être militant est la seule est unique voie du &#8220;bien être&#8221;, toutefois, nombreuses sont les personnes qui cherchent leur place dans nos sociétés.</p>
<p>A quoi cela est dû?</p>
<p>Il me semble que cette idée de bonheur matérielle est bien trop éphémère et changeante au rythme des modes et cela explique cette éternelle insatisfaction. Je reste convaincue que la Justice est fondamentale pour nos sociétés, sans elle que peut on espérer pour l&#8217;avenir.</p>
<p>Quelle société proposons-nous à nos enfants et aux générations futures???</p>
<p>Les images sont parfois trompeuses mais la réalité de terrain est bien là! Je vous invite tou-te-s à vous rendre en Palestine, une terre noble où vit un peuple digne qui se soutient au fil des générations. La présence des Palestiniens aujourd’hui est une résistance en soi.</p>
<p>Bien qu&#8217;Israël tente de déshumaniser les Palestiniens, nous sommes aujourd&#8217;hui là pour vous dire fièrement que les Palestiniens sont et resteront les victimes d&#8217;un empire colonialiste.</p>
<p>1948 (Nakba), Jénine, Dar Yassine, Sheikh Jarrah, Gaza… sont les actes d&#8217;un monstre sans conscience et c&#8217;est avec une infinie conviction que nous devons nous déployer à informer nos concitoyens sur le vrai visage d’Israël.</p>
<p>Vive la Lutte du Peuple Palestiniens et Vive la solidarité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Source: une militante &#8220;Génération Palestine&#8221;</p>
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