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Goldnadel, révélateur des liens entre les pro-israéliens et l’extrême-droite

Catégories : Opinion

Goldnadel Philippot

Alors que Gilles-William Goldnadel vocifère que de la contestation de Tel-Aviv sur Seine relève d' »un rite sacrificiel fantasmatique », intéressons nous à ce personnage, révélateur des liens entre les cercles pro-israéliens et l’extrême-droite. L’avocat de Grégori Chelli, d’Oriana Fallaci, d’Anne Kling et de Patrick Buisson multiplie les casquettes : membre des Républicains, ancien secrétaire national de l’UMP chargé des médias, président de l’association France-Israël, membre du comité directeur du CRIF….


Son rapprochement avec l’extrême-droite est d’abord idéologique, tout en gardant une ambiguïté dans son discours. Goldnadel prétend en effet considérer le Front National comme un « adversaire » mais pas « comme un ennemi« , et à ce titre il prétend le « traiter (…) rationnellement« .
En revanche, il dit mener « [son] combat principal contre l’islamo-gauchisme » qu’il « considère aujourd’hui comme le premier totalitarisme« . La validité du terme « islamo-gauchisme » est déjà fort discutable… En arriver à en parler comme d’un « totalitarisme« , voire le premier d’entre eux, est vraiment le comble du grotesque.


Goldnadel se montre plus précis , en évoquant son ami Alain Finkielkraut : « Ensemble, nous avons beaucoup discuté du fait que le Front national est un leurre pendant que l’extrême gauche et les islamistes nous prennent à revers« . Mais de quoi parle-t-il ? Pour le magazine, plutôt complaisant à l’égard du personnage, « il est bien évidemment question de l’antisémitisme, cette maladie sociale dont Goldnadel pense avoir démontré qu’elle équivaut à l’antisionisme radical. » Un évidence… pas si évidente que cela… L’intéressé lui-même nie l' »intérêt pratique » d’un tel lien et dit combattre l’antisionisme en tant que tel : « La négation de ce droit national me paraît, à ce stade de l’existence tragique du peuple juif, toute aussi immorale que l’antisémitisme classique. Au demeurant, je ne place pas celui-ci au sommet de l’abjection humaine: la stupidité, l’ignorance, la disproportion insensée, le mensonge, la jalousie me paraissent infiniment plus répréhensibles. »


Pour résumer, il ne reproche pas tant aux « groupes d’extrême gauche ou islamistes » d’être « antisémites » mais plutôt d’œuvrer à la « délégitimation systématique » d’Israël« . C’est pour cela qu’il considère que ce sont eux ses ennemis principaux . Au point de s’allier avec l’extrême-droite pour les combattre ? Force est de constater qu’il partage avec elle nombre d’idées, n’y trouvant « aucune contradiction » avec son engagement pro-israélien : « J’ajoute que mon combat principal contre l’islamo-gauchisme que je considère aujourd’hui comme le premier totalitarisme revient à défendre une conception de l’État-nation occidental démocratique et de culture judéo-chrétienne que celui-ci abhorre pathologiquement jusqu’à verser dans le racisme anti blanc. Autrement dit, lorsque je défends la France, je défends Israël. Et réciproquement. » Il va jusqu’à regretter « qu’en raison du traumatisme psychologique post-shoatique, le fantasme européen [soit] passé du tout aryen au rien du tout« . Pour lui « . »

Aussi, pour une personne se disant « adversaire » du Front National, force est de constater qu’il semble avoir de bonne relations avec le parti d’extrême-droite… En 2014, Jean-Marie Coutaux, alors membre du Rassemblement Bleu Marine, œuvrant au ralliement de personnalités venues de la droite classique, disait de lui : « Il faut multiplier les Goldnadel, afin d’améliorer nos relations avec le Crif, pour le moins embryonnaires. » Le président de France-Israël, se prévaut d’ailleurs d’avoir accordé des conseils à Marine Le Pen, lorsqu’elle lui avait fait part de son désir de se rendre en Israël. Une rencontre que la femme politique nie.
Par la suite, toutefois, . Selon une source anonyme du Point, « si le député européen frontiste a choisi une personnalité extérieure au FN, et non l’avocat de son parti Me David Dassa-Le Deist, c’est parce qu’il entend prouver que ce procès « transcende les clivages politiques »« .
Pour Dominique Albertini de , « ce n’est sans doute pas tout » : « l’opération pourrait (…) populariser l’image de Florian Philippot et du FN dans les milieux pro-israéliens (…) Elle pourrait aussi contribuer à «droitiser» l’image du numéro 2 frontiste, que ses adversaires accusent d’encourager une «dérive gauchiste» du Front national. »

De manière plus large, tout cela témoigne d’un processus entamé il y’a quelques années, dans le cadre duquel des partis d’extrême-droite européens estiment pouvoir obtenir un brevet de respectabilité en se montant favorable à Israël. En France, un personnage tel que Goldnadel œuvre à favoriser cela. Et cela a un certain écho dans des médias, qui comme l’Express, estiment qu’il a « montr[é] que l’antisémitisme français a changé de visage« 
Et pendant que le système politico-médiatique de gauche comme de droite, fustige les pro-palestiniens comme étant le « nouveau visage de l’antisémitisme », de véritable groupes néo-nazis se développent en France dans l’indifférence totale…

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Sources concernant Goldnadel :






Rôle de Paul-Marie Coûteaux

Stratégie de rapprochement de l’extrême-droite avec Israël :

Quelques actualités concernant des Néo-Nazis, sans que le mouvement d’ensemble qu’elles expriment, ne semble susciter de préoccupations :





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